‹ La mort réelle et la mort apparenteChapitre 31 sur 78 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

NOUVEAUX SIGNES DE MORT ET MOYENS EMPLOYÉS PAR L’AUTEUR POUR PRÉVENIR LES INHUMATIONS PRÉMATURÉES

Nous venons d’exposer un à un, dans notre première partie, tous les signes de mort connus jusqu’ici. De leur examen, il résulte que deux seulement offrent des garanties indiscutables : ces deux signes sont l’absence prolongée des battements du cœur et la putréfaction. Or, la putréfaction est un signe éloigné, et, quoi qu’en disent certains auteurs, il ne serait pas sans inconvénient pour la santé publique d’attendre que les premières manifestations de ce signe se soient montrées pour procéder à l’inhumation. D’autre part, ainsi que nous allons le démontrer, les moyens d’investigation dont nous disposons pour constater l’absence des battements du cœur sont insuffisants, dangereux et peu pratiques : insuffisants, si l’on se contente de l’auscultation ou de la palpation; dangereux et peu pratiques, si l’on a recours à la cardiopuncture ou à la mise à nu du cœur. Restent donc les signes que nous nous proposons de faire connaître, signes physiologiques, basés sur l’état du courant sanguin et sur les lois qui président aux phénomènes d’absorption et d’élimination, signes absolument certains dont nous avons contrôlé la valeur sur l’homme et sur les principaux types de la série animale, et qui permettent à eux seuls de faire le diagnostic immédiat de la mort et de se prononcer sans hésiter sur la réalité d’un décès.

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