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on remarque de haut en bas la succession des détails suivants :
— Le V lingual avec les papilles.
— Puis, lui faisant suite, l’amygdale linguale audessous.
— Des ligaments, des fossettes, le repli glosso-épiglottique qui relie le bas de la langue à l’épiglotte.
— L’orifice supérieur du larynx délimité en avant par lépiglotte, en arrière par des replis arythénoépiglottiques.
— L’épiglotte forme la partie antérieure du couvercle de l’orifice supérieur du larynx; à la base de sa face laryngée, on voit une petite saillie rougeâtre, qui est le coussinet de l’épiglotte.
— Les replis arythéno-épiglottiques constituent deux membranes de couleur rosée qui partent de chaque bord de l’épiglotte pour se réunir en arriere, sur la ligne médiane, en décrivant une courbe concave. Ces replis muqueux renferment dans leur épaisseur deux cartilages dont on aperçoit très distinctement les sommets pendant la phonation. Ce sont les cartilages arythénoïdes qui forment deux pyramides saillantes.
— Au centre, c’est l’orifice supérieur du larynx qui donne accès dans le vestibule.
— La glotte, c’est-à-dire les cordes vocales inférieures, délimite deux régions sus et sous-glottique. En haut c’est la zone sus-glottique ou vestibule laryngé, on y voit, au-dessus de chaque corde vocale, un deuxième repli de la muqueuse : les bandes ventriculaires ou cordes vocales supérieures.
— De chaque côté, séparant les cordes vocales supérieures des inférieures, existe une petite cavité : le ventricule de Morgagni.
— La glotte est l’espace triangulaire à sommet antérieur délimité par les cordes vocales inférieures. Celles-ci se présentent comme deux cordons plats,
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blanc nacré. La commissure antérieure est un espace angulaire formé par le rapprochement des deux cordes en avant; la commissure postérieure est la base du triangle, elle n’est visible que pendant la respiration.
— La région sous-glottique qui lui fait suite correspond au cricoïde et au début de la trachée.
Les dimensions du larynx sont variables avec les individus, leur âge et leur sexe. Le larynx de l’homme adulte possede des dimensions plus considérables dans tous les sens que celui de la femme. Pour Poirier, le diamètre vertical maximum, mesuré du bord libre de l’épiglotte au bord inférieur du cartilage cricoïde, atteint en moyenne 7 em. chez l’homme, 5 cm. chez la femme; le diamètre transverse mesure 4 em. chez le premier, 3 cm. chez la seconde; le diamètre antéropostérieur est de 3 em. chez l’homme et 2 cm. chez la femme.
Les dimensions du diamètre maximum d’écartement des cordes vocales sont extrêmement variables suivant que l’on s’adresse à un sujet vivant ou à un cadavre.
Dans ce dernier cas la moyenne des mesures, que nous avons pratiquées sur des larynx de cadavres frais, nous donne des chiffres oscillant autour de 25 millimètres. Ces chiffres s'entendent pour des mensurations faites à la partie moyenne des cordes vocales et en les dilatant au maximum.
Chez le sujet vivant ces mensurations sont beaucoup plus difficiles à obtenir, mentionnons seulement que certains tubes employés pour la bronchoscopie traversant le larynx et étant assez bien supportés, mesurent de 12 à 15 millimètres de diamètre. Pour la femme il faut diminuer ce diamètre du tiers. L’enfant
admettrait facilement des tubes de diamètre, variant entre 5 et 10 millimètres.
La physiologie de la déglutition comprend normalement trois temps :
un temps buccal, un temps pharyngien, un temps œsophagien.
Seul le temps pharyngien est intéressant pour nous et retiendra notre attention.
Quand le bol alimentaire franchit listhme du gosier il est poussé par la contraction des muscles de la langue contre le voile du palais. Pour que ces contractions puissent le presser contre le voile il faut que celui-ci soit tendu. Cette tension résulte de la contraction des muscles qui entrent dans sa constitution. La contraction des muscles péristaphylins externes le tend transversalement, et celle des glossostaphylins le tend de haut en bas; la contraction des mylohyoïdiens vient alors appuyer fortement la base de la langue contre la paroi.
Les matières alimentaires sont poussées par une forte pression et ne peuvent s'échapper que par l’angle que forment la langue et la voûte palatine. Le bol alimentaire est projeté dans le canal pharyngo-æœsophasien, et cela d’autant plus facilement qu’à ce moment le pharynx s'élève au-devant de ce bol alimentaire. Son extrémité inférieure mobile se rapproche en effet de l’extrémité supérieure immobile. Ce raccourcissement est important puisqu'il rétrécit de dix centimètres le diamètre du pharynx qui normalement est de quatorze centimètres.
Le larynx se soulève aussi en même temps que le pharynx et se porte en avant. Le bol ne peut alors
rétrograder dans la cavité buccale à cause, d’une part, de la contraction des muscles des piliers antérieurs, des glosso-staphylins qui se rapprochent Pun de l’autre par l’effet même de leur contraction et, d'autre part, en raison de l’application de ia base de la langue contre le palais par la contraction des mylohyoïdiens. L’occlusion des fosses nasales a lieu en même temps et la respiration est supprimée pendant la déglutition.
L’occlusion de l’orifice de communication antéroinférieur ou orifice du larynx, s'opère au moyen de l’épiglotte. Celle-ci, dans les circonstances où elle est libre, laisse à découvert l’orifice respiratoire; elle se plie normalement sous le poids du bol alimentaire au moment de son passage.
Au moment de lascension du pharynx, le larynx prend part à ce mouvement et vient butter contre la base de la langue. Ce mécanisme suffit pour protéger l’orifice respiratoire ou en tout cas pour assurer le renversement de l’épiglotte sur cet orifice. Les petits cartilages placés au sommet des cartilages arythénoïdes contribuent avec l’épiglotte à l’occlusion du larynx.
Dès que des particules alimentaires arrivent à s’introduire dans le larynx et qu’elles sont au contact de la muqueuse du vestibule, elles mettent en jeu la sensibilité toute spéciale que cette région tient des nerfs laryngés supérieurs, et provoquent le phénomène de la toux qui les rejette aussitôt dehors. Enfin, comme pour mettre un dernier obstacle à l’entrée des voies respiratoires, la fente glottique se ferme à chaque déglutition.
Ce n’est pas par un mécanisme spécial que cette occlusion a lieu; elle est passive et due à ce que la traction des constricteurs inférieurs du pharynx fait plier le cartilage thyroïde sur lequel ces muscles s’insérent.
Ce sont les filets du spinal qui président à l’occlusion de la glotte pendant la déglutition, filets innervant les constricteurs inférieurs du pharynx.
Si le larynx, par son mouvement d’ascension et de fermeture, obture les voies respiratoires et par suite prend part au mouvement de la déglutition pharyngée et de protection des voies aériennes, là cependant ne se borne pas son rôle. Il participe directemen: à la respiration et c’est, d'autre part, l'organe de la phonation.
Il occupe alors sa situation anatomique normale, à l'extrémité inférieure du pharynx, qui a été décrite dans le chapitre anatomie.
Pendant la respiration, l’orifice laryngé doit être béant, l’épiglotte est relevée; le larynx assure l’écartement des cordes vocales au maximum, de façon à ne pas mettre obstacle à l’arrivée et à la pénétration de l’air dans les bronches et les poumons.
Dans la phonation au contraire, l’épiglotte est toujours relevée et l’orifice laryngé béant; mais l’orifice glottique n’est plus réduit qu’à la fente que laissent entre elles les cordes vocales accolées, et cette fente est d'autant plus étroite et les cordes vocales d'autant plus tendues, que le son à émettre a une tonalité plus
aigué.