‹ La Mortalité Infantile Dans La SartheChapitre 4 sur 35 · MR · texte numérisé non relu

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Le Bulletin de la Statistique générale de la France dénonçait pour l'année 1919 une mortalité infantile de 153 pour mille (1) dans le département de la Sarthe ; ce qui plaçait ce département au second rang parmi les départements français, où cette moyenne n'était que de 119 0/00. En l’année 1920

cette mortalité était.de 130 pour mille, donnant à.

notre département le troisième rang, ex-æquo avec la Seine- Inférieure, la moyenne, pour |? ensemble de la France, atteignant à peine 100 0/00.

* Pour 1921 nous ne possédons pas encore de statistique définitive ; mais nous ne doutons pas que cette année soit encore plus défavorable que les précédentes et que le taux de mortalité des 150 pour mille.

La Sarthe est cependant un pays riche, agricole,

sans grandes agglomérations ouvrières ; tout au contraire la population est en très grande partie rurale : |

1. Ce pourcentage représente le nombre d'enfants de moins d’un an décédés, rapporté à mille naissances. Nous n’envisageons que le «taux brut », c’est-à-dire les décès enregistrés dans le département ; et nonle « taux rectifié ».

on peut donc être surpris a priori d'y constater une telle léthalité.

Nous avons eu l’occasion, à la fin de nos études médicales, de séjourner une année en ce département et d'y exercer, soit en remplaçant, soit en aidant des médecins : aussi nous proposons-nous, dans ce travail, de donner les résultats d’une petite enquête personnelle ; de rechercher quelles sont les causes d’uné mortalité infantile si grande ; de montrer en quelles déplorables conditions sont élevés les enfants, en ce département et probablement dans toutes les campagnes de France ; enfin nous indiquerons, pour terminer, quelles sont les mesures, qui, pour lutter contre ce fléau nous paraissent les plus adéquates.

Nous adressons ici nos meilleurs remerciements à ceux qui nous ont aidés ou documentés pour ce travail : MM. les docteurs Langevin et P. Delaunay, médecins des hôpitaux du Mans; le docteur Hervé, médecin honoraire des hôpitaux du Mans ; le docteur Marchadier, directeur du Laboratoire Municipal du Mans. Nous tenons également à remercier ici les docteurs Collignon et A. Loupie, médecins à Fresnaysur-Sarthe, qui, en nous associant à leurs travaux et à leurs visites chez des nourrissons, nous ont permis de vivre ce travail avant de l'écrire, et ont été, en quelque sorte, nos initiateurs en la médecine pratique.

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