‹ La Morve: Maladie Professionnelle du VétérinaireChapitre 15 sur 17 · LES VOIES DE PÉNÉTRATION · texte numérisé non relu

LES VOIES DE PÉNÉTRATION

Toutes les voies sont possibles, mais la plus fréquente est sans contredit la surface cutanée blessée ou excoriée ; les moindres piqûres ou éraflures sont autant de portes ouvertes à l'infection et nombreux sont les cas de personnes, surtout de vétérinaires, ainsi contaminés. Le virus pénètre à la faveur de la continuité de tissu et se répand dans tout l’organisme.

La voie digestive se prête aussi à l'absorption du virus morveux et il y a lieu de considérer comme certaine cette voie de pénétration qui, chez le cheval, est le mode ordinaire de contagion ; un fait typique dans la science prouve la possibilité de cette contagion, c’est le cas d’un jeune homme qui but de l’eau souillée par le jetage d’un cheval morveux et mourut avec tous les signes de la maladie.

La muqueuse respiratoire offre également des points de pénétration au virus et il n’est pas jusqu'à la muqueuse oculaire qui ne serve parfois à l’infection morveuse. O. Durour rapporte dix cas de morve oculaire chez l’homme, dont quatre contrôlés par le microscope et l’inoculation ; CTREzMINSKI expose l’histoire d’un vétérinaire qui présenta un petit module morveux sur la conjonctive de la paupière inférieure.

Le virus, mis en contact avec la voie par laquelle il doit pénétrer, est rapidement absorbé ainsi, d’après RENAULT une heure après l’inoculation il serait trop tard pour empêcher le développement de la maladie en cautérisant le point inoculé.

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