‹ La mosaïqueChapitre 36 sur 91 · Phocas, C. XXVII · texte numérisé non relu

Phocas, C. XXVII

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La description de Phocas est fort curieuse; elle nous

ÉGLISE DE LA NATIVITE A BETHLEEM.

(xiie siècle1.)

montre, dans des sujets traités avec un sentiment très exact, des figures animées de mouvements justes et con-

i. Le monument figuré est l’église d’Antioche; l’inscription g"ecque rappelle la condamnation par le synode d’Antioche de

formes à leurs projets; le visage de la Vierge, qui « n'est ni pâle ni altéré », est d’une recherche délicate où nous aimons à trouver un reflet de l’esthétique française. La mosaïque de Bethléem a été commandée par l’empereur Manuel Comnène Porphyrogénète et exécutée par Ephrem, en l’année 1169, Amaury étant roi et Raoul évêque. L’artiste était Grec, mais toute la pensée est latine ; l’arbre de Jessé n’a jamais paru dans les décorations grecques et, depuis bien longtemps, les mosaïstes de l’Orient avaient perdu la science de la grande composition.

Avec le xne siècle s’éteint, en Orient, la période intéressante de la mosaïque décorative. Il paraît qu’Isaac II, qui régna à Constantinople de ii85 à 1204, mais non sans interruptions , ordonna que les mosaïques des églises fussent restaurées; puis, à une époque indécise, peut-être au xme siècle, les couvents du mont Athos adoptèrent cette brillante décoration, mais les édifices furent souvent dévastés et restaurés ; il ne reste plus dans l’église du monastère de Vatopédi que deux Annonciations, Jésus entre Marie et Jean-Baptiste, et saint Nicolas 1 ; les figures sont médiocres et sans intérêt.

L’abbé Suger (1082*1 i52) fit décorer de mosaïques le sol et l’arc de la porte latérale de l’église de Saint-Denis. L’ouvrage était formé de marbre, d’émaux et de cubes dorés; il représentait des personnages, mais surtout des ornements et des animaux fantastiques et naturels 2.

l’hérésie de Paul'de Samosate, qui soutenait que le Christ était un simple homme.

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