‹ La mosaïqueChapitre 37 sur 91 · Didron. Annales archéologiques, t. V · texte numérisé non relu

Didron. Annales archéologiques, t. V

2. Villemin. Monuments français inédits. — Doublet. Histoire de Vabbaye de Saint-Denis.

L’église d’Ainay, à Lyon, paraît avoir été construite sur les ruines d’un temple d’Auguste; l’archevêque Amblardus la rebâtit au xie siècle et, en 1 1 12, elle fut consacrée par le pape Pascal II, qui traversait Lyon pour se rendre au concile de Troyes; à ce moment, il y avait devant le grand autel une mosaïque représentant l’effigie d’Amblardus et l’image de l’Église; en souvenir de la consécration, on incrusta dans le sol le vers :

Hanc œdem sanctam Pascalis Papa dicavit. *

Les Arabes ont fait usage de la mosaïque d’émail. On trouve dans les salles des Ambassadeurs, à l’Alcazar de Séville et à l’Alhambra de Grenade, ainsi que dans la mosquée de Cordoue 1 2 et dans celle d’Omar, à Jérusalem, des revêtements de ce genre appelés Foseyfasa ou Fesifissa\ il est inutile d’ajouter qu’ils ne se composent que de motifs d’ornement et d’inscription.

Le xiie siècle n’est. pas assez apprécié; il fut une aurore, et c’est aux mosaïstes inconnus de ce temps que revient la gloire d’avoir préparé la voie à la première Renaissance. Cent ans avant Nicolas de Pise, plus longtemps encore avant Cimabue et Giotto, les mosaïstes créent des figures mieux dessinées et des compositions plus larges et plus généreuses que celles des premiers maîtres toscans. La postérité a oublié leurs noms; elle porte sa reconnaissance sur les sculpteurs de Pise et sur des peintres de grand mérite, sans doute, mais qui, en

1. Spon. Recherches des antiquités de la ville de Lyon. Lyon, 1673.

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