Voir au Louvre les n09 428 et
ou le Chevalier d’Arpin (i 560-1640) 1 ; la mosaïque de la lanterne est l’œuvre personnelle de Marcel Provenzale de Cento (1575-1639), le plus habile mosaïste de son temps; les travaux de la coupole furent exécutés par les mosaïstes Gessi, Abbatini, Cruciano, Lombardi, Vitali, Cataneo, Sarafellini et Bernasconi.
Les quatre pendentifs au-dessous de Pinscription renferment les figures des quatre évangélistes encadrés en médaillons : saint Jean 2 et saint Luc , par Jean de Vecchi, saint Marc et saint Mathieu , par César Nebbia, tous deux élèves de Muziano; les mosaïques sont dues à Marcello Provenzale, F. Zucca, P. Rosetti et C. Torelli.
L’ensemble de la décoration en mosaïque de la grande coupole, qui fut commencée sous Clément VIII (1 592-1605), est excellent, étant admis le genre de l’époque; le Père Éternel, situé à cent vingt-trois mètres du sol, les quatre figures colossales des Évangélistes sont, avec l’œuvre du Mutien de la chapelle Grégorienne, les meilleurs morceaux décoratifs de la basilique.
Il faut juger maintenant l’œuvre des peintres qui, pendant deux siècles, ont fourni des modèles aux mosaïstes de Saint-Pierre. Bien peu méritent l'éloge, mais l’indifférence à leur égard a été poussée trop loin, car il faut bien reconnaître que c’est sans intérêt que les artistes eux-mêmes envisagent les mosaïques murales de Saint- Pierre, à l’exception de celles de la grande coupole. D’où vient cette indifférence? C’est que le regard est sollicité de tous côtés par les richesses décoratives accumulées dans la basilique; qu’il ressent encore l’impression
1. Le musée du Louvre ne possède que deux petits tableaux de Cesari, nos 170 et 171 du catalogue; ils sont insuffisants pour faire apprécier la manière du peintre.