SILVIO, ADRIEN
' SILVIO
Et maintenant, qu’a lions-nous faire’
ADRiEN.
Je n'en sais rien. Tu as vu le directeur?
SILVIO
Oui!
ADllIEN.
Comment t’a-t-il reçu ?
SILVIO
Fort bien! Mais je me délie, à présent, des gens qui 'reçoivent fort bien... Il m’a dit qu'uue femme... comme c’est probable!.. Et, pourtant, si c’était vrai?
ADRIEN
Qu’est-ce que c’est que cette femme?
SILVIO
Rien... il mentait... ils mentent tous. Je n’ai plus rien à faire ici !.. Alions-nous-en !
ADRIEN
Monsieur Daubigny ne t’a-t-il pas dit de revenir?
siLVio.
Si; mais en armes... c’est-à-diie avec une œuvre faite... Cette œuvre, où la prendre , maintenant? Ton poème est refusé !
ADRIEN
Si je t’en faisais uu autre ? ,
SILVIO
Excellent ami ! mais c'est trop tard! Monsieur Daubigny t'en veut, sans doute.
ADRIEN
On pourrait prendre un faux nord.
Mais il faut du temps poür faire un poëme, du temps pour le mettre en musique, du temps pour écrire la partition, du temps pour attendre le jugement du directeur, du l'ethjîs pour attendre la représentation. . et, pendant ce temps , il faut vivre. Et je n’ai plus un sou vaillant... pas un... je ne suis pas bien sùr d’avoir déjeuné ce matin... Comprends-tu, maintenant ?
ADRIEN
•Allons ! allons ! n'attristous pas cette soirée ! Si nous paragions ce qiife j'ai? - • v