IJÏ MOUCHE DU COCHE
Valmé! (a Eugénie.) Bonsoir, ciière demoiselle, je vous retrdnve dans un excellent endroit, où je puis vous être bon à quelque chose. Voyons, que fetai-je pour vous?
ÉUdÉNtfe.
Rien pour moi, monsieur, mille grâces, ittais. 1 .. (Qàuiaoi i« bras de son oncle. ) Merci , mon bon oncle, je vous rends votre liberté. ( L’oncle l'incline et tort' par le fond.)
magloixe.
Comment, rien pour vtrtis? Vous êtes donc au faite devos espérances ?
Eugénie:
Oui, monsieur, je suis bienheureusë: MprisieUf Oaùbigny m’a entendue l’autre jour et tii’a dit qu’il était coûtent de moi. C’est que f’ai bien travaillé étèpuis qüe je ne vOüs ai vu, savez-vous? Huit heures de gairrimes tous les jours, c’est dur! Je tne sùis fait desènnernls diihs toute ina maison; tin surtout!... Enfih, monsieur Rdubigny m’a invite à sort concert de ce soir, et si je réussis devant tout le monde comme j’ai fait dfevartt lui seul... (a»oc Wplooin.) je StiiS engagée.
màGloirè.
Comme prima donna?... c’est magnifique. Aussi, je VotiS le disais bien, vous avez une voix admirable, et j’en ai tant parlé dans le hïohtle qùii jë ne serais paS éfoiitié M... Mais qu’avez-vous ddhc, chère enfant? Vous prenez tirl petit air tout rêveur. Voyons, qtle votis faut-il? que vdiflei-voos de moi? VoùS sdvëz tjùë je voüs ài vue battre; je siiis donc pour vous un vledx et vieil drtri cle dix-huit ans.
EU&Elife.
Tenez, vous me donnez t|u cout'age. C’est (jii'il m’en faut pour oseè vous dire tout cela. Si Ce d’était fias vous, jfe n’eri ferais rien; mais vous êtes si bon et si inthierit ! Non, j’âi peur.
MAOLOlflÈ.
Soyons , voyons , rasSul’ëz-votiS ; je Vois ce que c’est ; il s’agit d’uile petite confiüéhch.
EUGÉNIE
Oh non!
MAGLOIRE
Qu’est-ce alors?
C’est un secret seulement.
MAGLOIRE
Ali ! un secretj?
EUGÉNIE. (EIIu s’assied sur la causeuse i ganebe, Magloire en face d'elle.)
Ouj, tenez, venez dans ce petit coin; je voudrais vous demander votre protection pour un... une personne. Voüs sa-