I. AURE
Que dis-tu, tout bas, entre tes dents ?
PAUL
Je gronde la Margot.
LADRE
Du plaisir que je prends.
La ! c'est fait.
PAUL
Sieds-toi donc, maintenant et m'écoute.
Chors enfants, vous allez ; ester seuls. Paul deva me rcmplacor auprès de sa cousine.
Je ferai de mon mieux, père !
{A part.) Quoi qu'il m'en coûte.
Au sortir du couvent, Laurc aura dix-huit ans, toi vingt; impossible qu'elle iiabite chez toi.
LAURE
Ciel!
PAUL
Qu'elle n'ouvre pas sa malle. Tu l'entends !
LAURE, très près de lui.
Fais voir !
PAUL, reculant.
Pas sa malle ! Lis lui cette lettre et consultez-vous sur son avenir. Laure, wême jeu.
Pourquoi nous consulter?
Mon avenir consiste à ne pas te quitter.
PAUL
Elle pourrait rosier dans la maison, si elle aimait qufhiu'un.
LAURE
Rester dans la maison !
PAUL
Mais tu n'aimes personne.
LAURE, timidement.
Il faut...
PAUL
Se consulter?
LAURE
Ton père nous l'ordonne.
PAUL
Tu n'as pas néanmoins, ma chère, ti te hùtcr.
{A part.) Me donner un rival pour ne pas me quitter !
(Ilaut.) En toute liberté, ton cœur de toi dispose. — Ce n'est pas ce petit médecin, je suppose ?
LALRB.
Mon père a pratiqué cet art utile et beau.
rAL'L.
Qui vous mène les gens proprement au tombeau.
LAURlî.
Oh! Paul! — Vn médecin est toujours sur la brèche.