SCÈNE iir
Ah! Dieu merci!
J'étouffais! — Elle est folle à donner le délire, Et ce serait divin... si ce n'était pour rire. Ces innocentes-là, ça vous mettrait le feu Aux poudres, comme on paye un g'age au petit jeu. — Calmons- nous et lisons :
« Paul, si lu pDuvûis aimer Laure,
Cher père, si je l'aime!
Deux familles en tr^^ssailleraient dans la tombe .
Tressaillez, bons parents! J'aime à m'en rendre blême.
Il esi pourlani difficile de passer des j 'U< conmuns de l'enfance aux rêves paita^és de l'amour.
Il ne me semble pas, Père; il arrive un jour Où le jeu d'enfant ouvre une porte à l'amour.
On s'éprend plus vite d'uie jeune fiU) ([u'on voit piui- la première fois. Une inconnue avec de grands airs, haute mine! Moi, qui gauchis déjà devant une cousine !
Los femm:s surtout ont besoin de cet eft 't do perspective de l'illusion, et un amoureux, comme un tableau, veut èt'e vu à distance.
Bon! voilîi qu'il faudra, puisque nul n'est parfait, Se connaître îi demi pour s'aimer tout à fnit.
Si ta l'aimes, confie-la à la famille U rlliaiul. Là, tu pourras l'on fai e aim r !
M'en faire aimer!
Si c'est f.iit,
Papa, tu te donnes carrière !
Qn'elie y rcsle le icnips nécessaire h péparcr le ma i tgo. Va, galope toujours! moi, je reste en arrière. .
Mais si loul cela n'éiait qu'un son^^^e,
Un songe! non ! je l'aime et suis bien éveillé.
Si lu no pouva's l'aim t.
Père! le vilain mot! le voil'i barbouillé.
Ma sccon«Ie lettre lo sera ulile Inutile!
Pour lire dans son Cifur,
Voilà qui fera mon afTaire!
Sois heureux.
Etre heureux ! avec elle! oh! oui! Mais coui ment faire?