I.AURB
Quand j'aurai ton secret.
PAUL
Je te gronde! Je te dis : Vous. Je vous appelle Tout court : Mademoiselle!
(// s'assied, luïidant.)
LAURE
Oh! Paul! Mademoiselle!
[Elle reui sauter sur ses genoux et s'rj'raie.) Ah!
PAUL
Qu'est-ce qui te prend? C'était si gracieux!
LAURE
Ta mouche, que sait-on?
(Jille lui montre la mouche quelle s est mise à la joue.
PAUL
Ah ! l'insecte envieux!
Jo sotilTlerai dessus! Viens.
Tu dois le connaître ; Dis donc son nom.
PAUL
Coquine! Ah! tu le sais!
rcul-iHre!
PAUL
Moi, je ne porte pas la croix d'un empereur.
LAURE
Mais contre l'eunemi tu t'es fait franc-tireur.
PAUL
D'un moderne Broussais, je n'ai point les recettes.
LAURE
Tu n'ausculteras pas des malades coquettes.
PAUL
Je ne suis qu'un futur tabellion... Mais...
LAURE
Quoi?
PAUL
Tiens! si j'étais aimé, je me croirais un roi.
LAURE
Roi, de qui?
Tu sais bien.
LAURE
Je n'ai pas de couronne...
PAUL, lui montrant le bonnet.
A broder.
LAURE, Ven coiffant.
Es -tu roi?
PAUL
Mille baisers I
LAURE
Pardonne!
PAUL
Tu ne comptais pas hier.
LAURE
Hier, ils ne comptaient pas,
PAUL
Donne-moi le premier, le plus doux... Dans mes bras.
l.ALRK.
C'est à préseut qu'il faut partir.
Pour qu'on t'adore!
[On tonjie.) Berthaud ! Déjà !
LAURE
PAUL
Non, reste à déjeuner encore...
Tous les jeudis, tu sais, Margot met sou couvert. — Nous allons tout lui dire.
LAURB.
Attendons au dessert.