INTRODUCTION
L'agriculture et l'économie domest.jue n'ont point, en ce moment, en Canada, de question plus importante à étudier et à résoudre que celle de la présence dans nos champs de l’insecte destructeur connu sous le nom vulgaire de ‘“ Mouche des Patates.”
L'opuscule que je présente aujourd’hui au public est le fruit d’études, ébauchées dépuis assez longteinps, auxquelles j'ai mis la dernière main, au moyen d'observations et d'expériences faites seul ou en commun avec des amis, dont les cultures m'ont servi de champs d’expérimentation.
Peu de personnes se font une idée correcte de l’importance qu'a acquise la pomme de terre dans lu production agricole des pays du Nofd, et quel rang elle occupe parmi les substances alimentaires de l'homme. On ne
comprendrait généralement et bien la valeur de cette
récolte que si elle venait à nous manquer. Quant à ce qui regarde le Canada, on ne saurait exagérer l'éminence du danger qui menace nos champs à patates, non plus que l'étendue de ce danger. Le dernier recensement nous apprenait que la récolte annuelle de ce produit s'élevait en 1870, pour les provinces d'Ontario, de Québec, de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, à près de 48,000,000 de minots, et la compa‘aison des chiffres des recensements de 1851, de 1861 et de 1871 démontre la faveur croissante (faveur due à la nécessité) qu'on attache à cette denrée, dont la masse produite doit avoir atteint maintenant le chiffre d’enviror: soixante millions de mincts pour toute la Confédération.
Il est facile, par là, d'imaginer quelies conséquences auraient, pour le pays, les ravages de l'insecte dont il