SE ES
te, LA MOUCHE DES PATATES
s'agit, s'il lui était permis de se multiplier, à raison du nombre que son effrayante fécondité peut produire.
Les pages qui vont suivre traitent de l’histoire naturelle:
de l’irsecte et de l’histoire de ses migrations; mais la partie essentielle est celle qui est consacrée à la question pratique de la culture des pommes de terre, dans les conditions qui nous sont faites par l'invasion de ce fléau, c'est-à-dire en comptant avec l’insecte, en luttant contre lui, avec l’obligation inévitable de le vaincre et de produire malgré ses attaques. La partie technique, moins géneralement comprise que l’autre, est néanmoins aussi nécessaire pour l'intelligence parfaite du sujet, de la part de ceux qui doivent diriger les efforts communs.
" Je me servirai du mot canadien de patales comme équivalent du mot, plus français mais moins bien compris ici, et nullement meilleur, de pommes de terre. Je me servirai de l'expression wouche des patates, pour désigner l'insecte dont je donnerai aussi les noms de la science. Il est essentiel d'adopter un mot usuel qui s’accommode aux besoins ordinaires du langage, en évitant, d’un côté, d'énoncer une idée par trop fausse du sujet et, de l’autre, d'assumer des allures de pédantisme scientifique. Le mot #ouche est pris ici dans son acception la plus large, moyennant laquelle il s'applique à tous les insectes qui volent.
Il ne faut pas oublier que, dans le cas de ia mouche des patates, comme dans le cas de la mouche du blé et d’autres, ce n'est pas l’insecte parfait qui fait le plus de ravage sur les plantes, mais les larves.
La planche qui accompagne à non-seulement pour but de faciliter l'étude, mais encore et surtout de permettre, à ceux qui ne les connaïtraient pas encore, de découvrir à première vue, et de distinguer de tous autres, l’insecte, les œufs et les larves qu'il faut détruire toujours et partout.
Cette planche représente, à peu près de grandeur et de coloration naturelles, des feuilles de patates attaquées par la mouche, et l'insecte à ses diverses phases et sous ses différents aspects, comme suit : 4, un groupe d'œufs ; à, les larves écloses depuis quelques jeurs, elles sont alors de couleur générale brun-marron; 6, la larve ayant grossi ; 4, la larve arrivée à son complet développement et prête à descendre en terre pour subir ses transformations ; €, la nymphe formée, dans la terre elle est de couleur orange de chrome ; f, linsecte parfait vu de côté; g, l’insecte parfait vu de dos; #, l’insecte parfait vu de poitrine. La couleur
générale de l'insecte, à l'exception des étuis des ailes (élytres), ainsi qu'indiquée, est d'un brun clair, parsemé de bandes, de taches et de points noirs : les ailes, cachées sous
les élytres, sont d'un beau rose, ayant les extrémités d’un blanc-cendré transparent.
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