‹ La mthode graphique dans les sciences exprimentales et principalement en physiologie et en mdecineChapitre 136 sur 284 · INSCRIPTION DES PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

INSCRIPTION DES PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES

L'électricité peut être étudiée giuiiliiquement dans ses manifestations diverses : iunùérc. chaleur, travail mécanique, actions chimiques. — Photographie des phénomènes lumineux de l'électricité; expérience de Feddersen. — Analyse des déciiarges par la méthode de Donders; combinaison de la chronographie et de l'éleclrolyse. — Inscription des eilets calorifiques de l'électricité ; expériences de Marcot. — Inscription des tensions électriques mesurées au moyen de rélectromèlre de Lippinann. — De l'intensité des courants inscrits au moyen du Rhéograplie. — Inscription des quantités d'électricité.

La facilité avec laquelle l'électricité se transforme en lumière, en chaleur, en travail mécanique, etc., permet de la suivre à travers ses manifestations diverses, et, dans un grand nombre de cas, d'obtenir une représentation graphique de phénomènes qui échappaient à toute autre méthode. Nous exposerons en premier lieu l'inscription des phénomènes lumineux produits par l'électricité.

lnscrl|»tioii des étincelle»» électriques de la décharii^e disruiitive; expériences de Feddersen.

On savait déjà, par les expériences de Wheatstone et de Weber, que la décharge a une durée variable. Feddersen* a réussi à décomposer ce phénomène en une série d'oscillations lumineuses alternatives qui, dans un miroir tournant, se dissocient et donnent

1. rujjyendorIT. Anli., l. Clll. p. 69. ,1////. iJe t'Iiunœ cl l'InjaUjuc. série, t. LIV, p- 435, et t. LXIX, p. 178.

DÉCHARGJi ÉLECTRIQUE. 321

une figure Irès-élégante. Pour recevoir l'image de ce phénomène lumineux dans le miroir, il faut que celui-ci présente une position convenable au moment de la décharge. Ce résultat s'obtient par un dispositif qui fait dépendre la décharge de la rotation même du miroir

Au lieu du miroir plan dans lequel on regardait l'étincelle, Feddersen prit un miroir concave et obtint une image réelle sur un verre dépoli placé au foyer. Enfin, en employant une plaque collodionnée, ce physicien réussit à fixer l'image lumineuse ^ L'auteur a reconnu trois espèces bien distinctes de décharges.

1» Sur le trajet du conducteur on place une colonne d'eau; dès lors, l'électricité ne passe plus que d'une manière intermittente : la figure 164 est formée de traits verticaux équidistants qui s'écartent de plus en plus les uns des autres vers la! fin de l'étincelle

2" Si la résistance du circuit diminue, la décharge devient continue; elle se traduit par une ligne verticale lumineuse, aux deux extrémités de laquelle se trouvent deux points lumineux.

3° Enfin, si la décharge s'effectue dans des conditions où la durée augmente quand les résistances diminuent, elle devient oscil-

Fig. 1()4. Décharge élei.iri(iue dans un arc très-cunducteur. Expériences Je Kedderseii.

lante et prend les aspects les plus variés suivonl la nature des conducteurs employés.

Si la résistance du conducteur augmente, les jets lumineux

1. J'aurai souvent à parler de dispositifs du inèine yciu'c. par excuiple, pour l'inscription des mouvements musculaires à un instant déterminé de la rotation d'un cylindre.

2. Nous empruntons les détails de ces expériences et les figures à l'ouvrage de Mascar t : Traité d'i'lectricité statique. Paris, 1876.

3. Ces traits verticaux correspondent à une série de jets lumineux intermittents qui passent d'un conducteur à l'autre. Au point de vue de l'inscription, les choses se passent Comme si deux styles superposés traçant sur un cylindre touniatit deux lignes parallèles, une étincelle jaillissait de l'un et l'autre à des instants successifs, en laissant par son passage des traits verticaux sur le papier.

prennent de la durée; leur vitesse décroît du commencement à la fin, de telle sorte que, dans leur image, on observe une forme courbe pour chacun d'eux. En outre, la nature oscillante du phénomène se traduit par une disposition alternative des courbes au-

Fig. 105 .Décliarf^c électnt[iie dans un arc plus résislant.

tour d'une ligne moyenne horizontale, comme on le voit dans les diiîérentes images de la figure 165.

La discontinuité de la décharge se prouve encore par d'autres expériences graphiques dont nous allons donner la description, bien qu'elles ne se rattachent pas aux phénomènes lumineux produits par l'électricité.

Méthode de Donders et niyland poui> inscrive les phases de la décharge d'une bobine d'induction.

Mettant à profit l'action éleclrolytique par laquelle un courant laisse une trace de son passage sur un papier convenablement sensibilisé; dans d'autres cas, utilisant l'action mécanique par laquelle un courant perfore une bande de papier ou disperse les poussières répandues sur une surface, Donders et Nyland ont

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