TRANSFORMATION DE L'ÉLECTRICITÉ EN CHALEUR
obtenu des tracés qui montrent la durée et la complexité de la décharge des bobines d'induction. Dans ces expériences, la chronographie est intimement combinée avec l'inscription du phénomène électrique lui-même, et permet d'en estimer la durée avec une précision parfaite.
La décharge d'une forte bobine de Ruhmkorff est conduite à travers un diapa3on muni d'un style métallique et à travers un cylindre de métal recouvert d'une feuille de papier. Le diapason vibre pendant que se lait l'expérience, de sorte que sur la sinusoïde que trace en gris peu intense la pointe du style écrivant, on voit apparaître (fig. 166) des taches ou des perforations qui signalent,
Fig. 166. Inscription d'une dcdiarge éleclriciue d'in lucUon par la mélliode de Doiiders et Nylaiid,
par leur position, l'instant précis où une étincelle a traversé la feuille. Or, l'expérience démontre que pour chaque décharge de la bobine, il éclate une série d'étincelles; que celles-ci gagnent en fréquence pendant quelques instants, puis deviennent plus rares et disparaissent. Les étincelles qui constituent une décharge ont atteint, dans quelques expériences, le nombre de cent environ; quant à la durée totale de la décharge, elle variait dé 17 à 18 vibrations d'un diapason de 246 vibrations par seconde. Le retard du début de la décharge n'était guère que de 1/20 de vibration pour celles d'ouverture, et de l/lO pour celles qui succèdent à la fermeture du courant. (V. A. Nyland, Archives néerlandaises, t. V, 1870.)
Inscriiitiuii des effets caloriGques de l'électricité; expériences de Itlascart.
Lorsqu'on fait passer un courant au travers d'une spirale de platine contenue dans un espace clos et rempli d'air, celui-ci s'échauffe et se dilate ; une colonne thermométrique munie d'un index marque le degré de cette dilatation; tel est le thermomètre de Riess (fig. 167).
Enlevons l'index du tube Ihermomélrique et mettons celui-ci en
communication avec un tambour à levier, nous aurons un appareil inscripteur des échauiï'ements qui se produisent dans le ther- | momètre. Mascart a employé cette mé- tliode pour inscrire les efTets thermomé- ! triques de diiTérentes sources d'électri- j cité, et pour les comparer entre elles. ; Un cylindre enfumé, conduit par un régulateur de Foucault, a servi dans ces ' expériences. {
D'après Mascart, si la quantité d'électricité dégagée est faible, on peut être assuré, sans faire aucun calcul, que les
hauteurs des courbes seront proportion- |
nelles à la quantité de chaleur fournie ] par la décharge. •
La figure 168 correspond à des échauf- i
fements d'intensités croissantes. Une i
Fi;,- 107 Tiitnrcn fctix ti ai lut batterie chargée par 11 étincelles d'une j
^'■^ bouteille de Lane fournit la décharge i
dont les effets thermiques "sont inscrits ^ en bas de la figure. Au-dessus, on voit s'échelonner les courbes
Fig. 103. Inscriplinn dos ^cliaiiirements produits pnr îles décliargcs d'inlensilés successivement croissantes.
produites par les charges correspondant à 13 étincelles, puis à 15, à 17, à 20.
D'après la forme de ces courbes", on voit que l'échanlfeiuent n'est pas instantané, i)Liisqa'il se traduit par une période ascen-