‹ La mthode graphique dans les sciences exprimentales et principalement en physiologie et en mdecineChapitre 172 sur 284 · ÉCHELLE · texte numérisé non relu

ÉCHELLE

En hauteur, le miltîmètre indique un décimètre de hauteur d'eau. £n longueur, la millimètre indique un jour.

Fig. 229. Phases de la crue de la Seine en lt)76,

on obtient une vue d'ensemble des relations qui les rattachent à certaines influences difficiles à saisir autrement. Les travaux de Belgrand sur le bassin de la Seine ont appris que les change^ ments de niveau qui surviennent dans les principaux affluents se manifestent dans le fleuve, à Paris, trois jours et demi plus tard; que la hauteur d'une crue de la Seine est environ le double de l'élévation observée dans ses affluents, sauf dans la période de

COURBES MÉTÉOROLOGIQUES. 435

décroissance de la crue où la dilTérence est moindre, la Seine n'ayant qu'une fois et demie la hauteur des affluents.

Dans les grandes crues, des mesures prises jour par jour fournissent les éléments d'une courbe qui traduit les changements de niveau du fleuve; la figure 229 correspond à la grande crue de 1876. On voit que des inflexions saccadées se produisirent dans les variations, ce qui montre que les points d'observation ne sont pas suffisamment rapprochés ; il n'y avait qu'une observation par jour.

11 serait désirable que les niveaux du fleuve et de ses principaux affluents fussent inscrits d'une manière continue au moyen des appareils dont nous aurons à parler plus loin.

Toutes ces courbes , tracées à la môme échelle, seraient rapprochées les unes des autres et même comparées aux courbes recueillies par les météorologistes. Alors seulement on aurait une parfaite connaissance des lois qui président au régime des eaux.

Dans les lacs qui n'ont pas une rivière pour emmener le tropplein de leurs eaux, le niveau est soumis à deux causes principales

de variations : il s'élève en raison des pluies que déversent les affluents; il s'abaisse en raison de l'évaporation plus ou moins intense. L'ardeur solaire constitue donc le principal facteur de l'abaissement du niveau de ces lacs. Or, à la suile d'observations faites sur le lac Érié, G. Dawson a tracé la courbe des variations moyennes du niveau des eaux pendant une longue période, car, outre les documents fournis par ses observations personnelles, il en a troavéqui remontaient jusqu'en 1788. Le géologue américain eut l'idée de comparer ces courbes à celles des lacbes solaires et croii pouvoir conclure de celte comparaison qu'une relation évidente existe entre ces deux ordres de pliénomènes. Assurément celle relation (fig. 230) est parfaite dans les observations les plus anciennes; mais la dernière partie des courbes est beaucoup moins concluante. Ce sont là, du reste, des variations de trop longue durée pour qu'on puisse, avant longtemps, être fixé sur ce sujet. On s'étonnera peut-êlre de voir les maxima d'étendue des taches solaires coïncider avec la période de décroissance du niveau des lacs; ces taches, par leur présence, accroîtraient donc l'activité de l'évaporation. En effet, certains météorologistes penchent fortement aujourd'hui à admettre que l'existence des taches exprime un accroissement de l'activité solaire et coïncide avec des années plus chaudes et plus sèches. Il n'y a pas lieu d'insister plus longuemont sur ces questions, que l'observation seule devra résoudre, mais il m'a paru curieux de montrer les grands services que la méthode graphique doit rendre encore dans ce genre d'études.

Expression graphique du mouvement des pieds dans la locomotion du cheval.

Appliquant d'une façon très-rigoureuse le mode de représentation imaginé par Ibry, Lenoble du Teil* a donné une série de tableaux relatifs au mouvement des membres à différentes allures. Chacun des pieds d'un cheval constitue un mobile qui a des temps de mouvement et d'arrêt alternatifs. De même que deux trains marchent l'un derrière l'autre à certaine distance % de même les deux pieds d'un cheval qui va l'auible quittent le sol en même

1. Lenoble du Teil, Locomotion quadrupède étudiée sur le cheval. — Journal des Haras, 1877.

2. Voyez le graphique de la marche des trains, fig. 1, p. 20.

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