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POULS DANS LA PNEUMONIE

subit pas les transformations régulières qui le conduisent de la forme ample fébrile et dicrote à la forme rare, polycrote et à faible amplitude, qui annonce et confirme la convalescence.

Les figures 287 et 288 montrent une longue série de tracés du pouls recueillis par Lorain dans une fièvre typhoïde terminée par une parotidite suppurée suivie de mort. Ici, aucune régularité ne se manifeste dans la transformation du pouls. Dès la première phase, à la date du 12 juin, le pouls faiblissait, puis reprenait de l'ampleur le lendemain. Le 20, il faiblit de nouveau, ce qui coïncida avec l'apparition de bubons parolidiens, qui suppurèrent sous cette influence. Après un léger retour de l'état aigu, le malade tomba dans l'algidité et l'adynamie. Cette dernière phase est caractérisée par un aifaiblissement extrême du pouls qui garde un dicrotisme très-prononcé.

Dans toutes les maladies fébriles à marche régulière, s'observe une même transformation analogue du pouls qui tend au polycrotisme; nous en pouvons donner pour exemple deux cas de pneumonie suivis de guérison. L'un de"ces cas, figure 289, se ca-

Fiji, 'JS). Piieiinioriie aiguu, guérisuii.

raclérisait au début par cet état qu'on appelle typhoïde ; le pouls présentait alors dans sa forme les mêmes caractères que dans la fièvre typhoïde. Il ne faut pas attacher trop d'importance à cette forme de pouls au dicrotisme très-prononcé; elle n'a rien de pathognomonique et se rencontre toutes les fois que le cœur envoie brusquement une ondée peu volumineuse dans des vaisseaux trèsextensibles. Cette forme coïncide avec l'état fébrile dans les maladies aiguës; elle disparaît graduellement à mesure que la ten-

sion artérielle se relève et que l'impulsion cardiaque éprouvant plus de résistance à vaincre perd graduellement sa brièveté.

Un second cas de transformation graduelle du pouls dans les maladies aiguës est représentée figure 290. En examinant ces deux séries, on voit que, dès la seconde inscription du pouls, on eût pu, sans commettre d'erreur, affirmer que la maladie suivait la marche régulière et tendait vers la convalescence.

Une maladie fébrile qui influence beaucoup la forme du pouls est l'endocardite, dont nous présenterons (fig. 291) une observation recueillie par Lorain. Pendant toute la durée de la maladie, le pouls présente un dicrotisme beaucoup plus prononcé que dans

Fig. 290. Pouls dans une pneumonie aiguë suivie de guérison, d'après P. Lor.dn.

la fièvre typhoïde elle-même. La forme du pouls est celle que nous avons décrite page 565, dans laquelle la pulsation dicrote est interrompue par l'anivée d'une nouvelle ondée sanguine envoyée .par le cœur.

Nous pourrions multiplier les exemples de ces transformations du pouls au cours des maladies aiguës; nous n'en donnerons que quelques-uns.

Aucune maladie ne donne lieu à des variations du pouls aussi considérables que le choléra (fig. 292). Aucune, en elfet, ne fait varier à un pareil degré le calibre des artères et la pression du sang. Dans la période algide, ligne 1, le pouls, à peine sensible.

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