‹ La multiple splendeur, poèmesChapitre 8 sur 22 · A LA GLOIRE DU VKNT · texte numérisé non relu

A LA GLOIRE DU VKNT

Il l'attisa de ses quatre ailes;

Il porte en lui comme un grand cœur sacré

Qui bat, tressaille, exulte ou pleure

Et qu'il disperse, au gré des saisons et des heures,

Vers les bonheurs brandis ou les deuils ignorés.

— Si j'aime, admire et chante avec folie,

Le vent,

Et si j'en bois le vin fluide et vivant

Jusqu'à la lie,

C'est qu'il grandit mon être entier et c'est qu'avant

De s'infiltrer, par mes poumons et par mes pores,

Jusques au sang dont vit mon corps,

Avec sa force rude ou sa douceur profonde.

Immensément, il a étreint le monde.

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