‹ La municipalité de Brest de 1750 à 1790Chapitre 46 sur 120 · ADMINISTRATION FINANCIERE · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION FINANCIERE

à Brest et à Recouvrance (900 1.), édifier sur les quais quatre « lieux communs pour la commodité du public et empêcher l'infection qui est dans toutes les rues » (800 1.), acheter quatre tombereaux pour l'enlèvement des immondices (800 1.).

Pour l'entretien des divers établissements, le Conseil autorise une dépense annuelle de 2.550 livres ainsi répartie :

Deux gardes-quais à 150 livres chacun 3001.

Entretien de l'horloge 501.

Entretien des quais, cales, murailles 1.2001.

Entretien des fontaines (4 à 100 livres chacune) 400 1.

Entretien des tombereaux 6001.

Au Total 2.5501.

Tous ces travaux d'entretien devront être donnés en adjudication au rabais. Plus loin, le même arrêt permet de donner 11 livres au courrier qui apporte la convocation aux Etats, et de dépenser 30 livres par feu de joie. Cet ensemble forme le budget primitif de la ville de Brest ft). Nous en retrouverons au XVIIIe siècle à peu près tous les articles, la plupart affectés de la somme fixée en 1684. Ils forment comme le noyau de tous les budgets. Naturellement, à ces allocations ordinaires, devenues très insuffisantes, vont s'ajouter peu à peu des dépenses extraordinaires qui les dépasseront de beaucoup. Pour y faire face interviendront de nouveaux droits d'octroi. Ces nouvelles dépenses et recettes vont faire l'objet de notre étude.

Le même arrêt du Conseil fixe ensuite les devoirs des miseurs. Il leur est fait défense « de changer ni divertir a autres usages le payement des charges, et de payer d'autres sommes que celles ordonnées par le présent arrêt, ou qui seront réglées par les sieurs commissaires à chaque tenue des Etats, à peine d'en répondre en leur propre et privé nom. »

Le miseur doit justifier de son administration pendant les trois années que dure sa charge, en la Chambre des Comptes, dans les six mois qui suivent sa sortie de charge.

(1) Arch. mun. de Brest, AA. 2, n° 10.

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