‹ La municipalité de Brest de 1750 à 1790Chapitre 5 sur 120 · SOURCES · texte numérisé non relu

SOURCES

1d. — Les finances de Brest il y a cent ans (même Bulletin,

Id. — Etudes sur V Administration municipale en Bretagne

au XVIIIe siècle, Paris et Rennes, 1891, in-8°. Id. — Les épidémies en Bretagne au XVIIIe siècle (Annales

de Bretagne, tomes I et II).

Pleury. — Histoire des corporations des arts et métiers de

Brest (Bull. Soc. acad. Brest, 1864).

Id. — La place Latour-d Auvergne (même Bulletin, 1867). Dr Fonssagrives. — Recherches historiques sur l'épidémie

de 1758 (Annales d'hygiène et de médecine légale, 1859). Dr Keisser. — Etude historique sur Chardon de Courcelle,

premier médecin de la marine (Bull. Soc. acad. Brest,

Kernéïs. — Uhôtel Saint-Pierre, actuellement la préfecture

maritime (même Bulletin, 1910).

Lacour-Gayet. — La marine militaire de la France sous le

règne de Louis XVI, Paris, 1905, in-8°. Id. — La marine militaire de la France sous le règne de

Louis AT, 2e édition, Paris, 1910, in-8°. A. Le Moy. — Le Parlement de Bretagne et le pouvoir royal

au XVIIIe siècle, Paris, 1910, in-8°.

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in-8°.

Id. — Histoire du commerce de la France, ire partie, Paris,

1911, in-8°.

Id. — Histoire des classes ouvrières et de Vindustrie en)

France, t. II, 2e éd., Paris, 1901, in-8°. P. Levot. — Histoire de la ville et du port de Brest, Brest

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A. de Lorme. — Histoire de l'église Saint-Louis (Bull. Soc.

acad. Brest, 1910).

M. Marion. — Le garde des sceaux Lamoignon et la réforme

judiciaire de 1788, Paris, 1905, in-8°.

Martin-Saint- Léon. — Histoire des corporations de métiers depuis leur origine iusqiïà leur suppression, 2e édition, Paris, 1909, in-8°.

B. Poçquet. — Les origines de la Révolution en Bretagne, Paris, 1885, 2 vol. in-18.

Procès-verbaux des séances du Conseil général de la commune de Brest, t. I, Brest, 1895, in-8°.

F. Quessette. — L'administration financière des Etals de Bretagne de 1689 à 1715, Paris, 1911, in-8°.

A. Rébillon. — Recherches sur les anciennes corporations

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B. de la Rogerie. — Introduction au tome III de Vlnventaire

sommaire des Archives départementales du Finistère, série B, Amirautés (en cours de publication).

H. Sée. — Les classes ravales en Bretagne du XVIe siècle à la Révolution, Rennes, 1906, in-8°.

Id. — Les cahiers des paroisses de la Bretagne en 1789 (La Révolution française, 19()'i.)

H. Sée et Lesort. — Cahiers de doléances de la Sénéchaussée de Rennes pour les Etats généraux de 1789, Rennes, 1909-1912, 4 vol. in-8°.

A. Troude. — Historique de V hospice civil de Brest depuis Van 1506, date de sa fondation, jusquà 1859 inclusivement, Brest, 1888, in-8c.

Situation économique et sociale de Brest dans la seconde moitié du XVIIIe siècle

1. Chiffre de la population. — Etat économique el social de cette popula-

tion d'après les rôles de la capitatdon pour 1750 : a) le côté de Brest; bi le côté de Recouvrance; cl comparaison entre les deux côtés .: inégalité économique, sociale et politique en faveur de Brest.

2. Les métiers organisés à Brest; leur situation spéciale par suite de la

concurrence que font aux artisans les ouvriers de l'arsenal, les soldats et les forçais. — Les métiers non organisés. — L'industrie. — Le commerce. — Les corsaires.

3. Tableaux : 1° Métiers organisés. — 2° Métiers non organisés (construc-

tions navales;. — 3° Métiers non organisés (marine). — 4° Métiers non organisés (divers). — 5° Métiers féminins. — G0 Nombre de contribuables capités. — 7° Mouvements du port de commerce en janvier 1782. — 8° Mouvements du port de commerce en juin 1782. Plan de Brest en 1777.

Le développement de Brest est moderne, et dû en très grande partie à l'extension de la marine militaire à partir du XVIIe siècle (D. Ce n'était vers 1G60 qu'une bourgade qui a grandi en soixante ou soixante-dix ans grâce au port militaire et aux armements continuels. « Les habitants ne con-

(1) Cf. Lettres patentes de Louis XIV, 1681. « Les avantages de la situation de notre ville de Brest et la bonté de son port dans lequel nous tenons une partie de nos vaisseaux, nous ayant convié à y faire construire un arsenal de marine considérable, nous avons estimé nécessaire d'y faire bâtir une nouvelle enceinte de ville d'une étendue beeaucoup plus grande que l'ancienne, pour mettre le dit arsenal et nos vaisseaux a couvert et les habitants en sûreté; et comme les dépenses considérables qui se font audit lieu pour le maintien de nos forées navales y ont appelé depuis quinze ans plusieurs marchands et artisans qui y sont habitués, en sorte que les commodités de noire service s'en sont accrues par leur industrie, nous avons résolu... (Arch. Mun. .le Brest, AA2, n° G).

Nous retrouvons les mêmes données cians le préambule du projel de lettres patentes de 1780 (Arch. d'Ille-et-Vilaine, C. 3319).

Il SITUATION ECONOMIQUE.

naissent d'antre profession que le service de la marine... si Ton en excepte une poignée de citoyens qui composent l'état civil, mais qui sont censés ne faire qu'un seul tout avec le corps dominant d). »

Nous manquons de documents qui puissent nous renseigner d'une façon précise sur le chiffre de la population de Brest au XVIIIe siècle. Cependant un mémoire rédigé en 1776 par l'ingénieur en chef Le Roy de Pauline, donne les nombres suivants pour 1710 : « Brest pouvait compter i.300 maisons, 14.000 habitants et 2.000 ouvriers du dehors toujours occupés dans les différents ateliers du port et de la ville. »

D'autre part, Dauvin, dans ses Essais topographiques, historiques et statistiques sur la ville, le château, le port et la rade de Brest, donne les chiffres ci-dessous pour 1769 : population de 22.000 habitants, à laquelle s'ajoutent 6.000 hommes de troupe et 2.000 ouvriers au port <3).

Les rôles de la capitation <4) nous fournissent aussi déchiffres intéressants sur le développement de la ville : en 1750, le nombre total des contribuables était de 3.330, dont 1.550 pour le côté de Brest et 1.780 pour celui cle Recouvrance <5>. En 1769, année où Dauvin indique une population de 22.000 habitants, tes rotes de la capitation contiennent environ 3.600 contribuables <6>. Le rapport du nombre total d'habitants au nombre des assujettis à l'impôt se trouve ainsi pour cette année 1769 à peu près égal à 6. En admettant que ce rapport demeure sensiblement constant entre 1750 et 1789, il nous permet de calculer pour 1750 un chiffre de population d'environ 20.000 habitants, qui s'élève en 1789 à 27.000 W. Nous

(1) Arch. mun. de Brest, AA8, n° 78.

(2) Bibl. mun. de Brest, ms. n° 36, fol. 37.

(3) Dauvin, Essais..., p. 55.

(4) Arch. mun. de Brest, CC. n0» 64 à 121.

(5) Arch. mun. de Brest, CC. 64.

(6) Arch. mun. de Brest, CC. 89, 90.

(7) Il est intéressant de constater, ce qui donne plus de force à notre hypothèse, que ces chiffres sont confirmés par Levasseur {La Population française, t. I, p. 227) : d'après la « Population ùu royaume », rédigée en 1787 (Arch. nat., H. 1444), Brest avait à cette époque 26.568 habitants..

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