‹ La municipalité de Brest de 1750 à 1790Chapitre 57 sur 120 · Tableaux · texte numérisé non relu

Tableaux

a) Budgets annuels de 1757 à 1788.

b) Etat des revenus et charges de Brest au 1er janvier 1772.

c) Graphiques des dépenses pour les travaux publics, le service des

eaux, et les corps de garde.

La fiscalité royale qui, nous Pavons vu, profite de tous les renouvellements d'octroi pour prélever sur les revenus des villes des sommes considérables, ne saurait se contenter d'une recette effectuée à intervalles aussi éloignés. Elle cherche à imposer aux municipalités des payements plus fréquents. L'un des moyens les plus employés consiste dans la création de charges municipales : rien n'est plus éloquent à cet égard

que la note où la communauté de Brest rappelle en 1776 ce que lui ont coûté de telles charges M.

Elle a un maire, deux échevins, un procureur syndic, quatre conseillers et un greffier, dont les offices ont été rétablis par édit du roi, de novembre 1733. Ils ont été acquis par la communauté en exécution de l'arrêt du Conseil du 9 août 1748 ; elle paye pour ces offices, annuellement, une somme de 2.400 livres, outre celle de 18.018 livres payée en 1750 lors de leur acquisition. La communauté a acquis en 1700, pour 4.500 livres, l'office de conseiller garde-scel créé par édit de novembre 1696, et pour 224 livres seulement l'office de conseiller substitut, du procureur syndic, réuni au corps municipal en vertu d'un arrêt du Conseil du mois d'octobre 1703. A la mort de l'avocat du roi Lapeyre, elle a acquis son office pour 1.200 livres, le 16 août 1773 W. Jusqu'à cette époque elle versait au titulaire de cette charge 40 livres par an pour ses gages. Entre 1694 et 1697 elle a dû acquérir les offices de colonel, de major, huit offices de capitaine et autant de lieutenant de la milice bourgeoise, pour 21.390 livres (plus 2 sols pour livre faisant 2.139 livres). Enfin, redit de novembre 1699 a créé un lieutenant général de police, office qui a encore coûté à la communauté 1.650 livres (et les 2 sols pour livre). Seuls les offices de miseur et de contrôleur ne sont pas réunis à la communauté.

En 1757, tous ces offices, sauf celui d'avocat du roi de la communauté, sont payés ; il ne reste plus que la rente de 2.400 livres, que la communauté verse annuellement au, directeur des droits aliénés pour les offices municipaux.

Mais les saignées successives imposées au budget municipal ont une répercussion lointaine : les finances obérées ne permettent pas d'entreprendre des travaux neufs, ouverture

fl) Pour étudier les dépenses de la communauté, nous avons dépouillé, article par article, tous les comptes du miseur de 1757 à 1788. Lorsque nous n'indiquons pas d'autre référence, nos chiffres proviennent de ce dépouillement. Les comptes utilisés forment les liasses CC. 126 et 127 des Arch. mun. de Brest.

(2) Arch. mun. de Brest, BB. 22, fol. 166 et 191.

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