‹ La Muqueuse Utérine de la JumentChapitre 21 sur 30 · II. — PÉRIODE IMPUBÈRE · texte numérisé non relu

II. — PÉRIODE IMPUBÈRE

Chez la Le domestique, cette période est relativement courte et, dès que | l'animal a dépassé l’âge de six mois, nous ne pouvons plus avoir la certitude que la première ponte ovulaire n'a pas eu lieu, même si l'examen microscopique des ovaires indique une matrice au repos. Aussi, pour éviter la confusion entre une matrice jeune en anœæstrus et une matrice impubère, nous nous sommes adressés à des matrices venant de sujets n'ayant pas plus de six mois. Dans ces conditions, les variations enregistrées, d’ailleurs peu nombreuses et assez frustes, ne tiennent qu à l’âge considéré.

Pendant toute cette période, la muqueuse utérine est festonnée, peu épaisse et présente de nombreux petits plis supportés par un axe conjonctif délicat.

L'épithélium, quel que soit l’âge considéré, présente les mêmes caractères sur toute sa surface. Il est unistratifié, à cellules basses et presque cubiques reposant sur une membrane basale nette. Les noyaux cellulaires ovalaires sont bien individualisés et occupent au moins les deux tiers inférieurs de la cellule. Notons que les cellules ciliées sont toujours en petit nombre et de répartition très variable.

De même, le chorion conserve le même aspect au cours des six premiers mois de la vie de la femelle. Il est épais, délicat et presque uniquement cellulaire. Les cellules sont toutes de type conjonctif et elles envahissent surtout la couche superficielle du chorion. Au contraire, les quelques fibres conjonctives rencontrées se localisent dans la couche profonde. Le réseau sanguin est bien développé, mais les vaisseaux sont petits, grêles, et se localisent surtout au voisinage de la musculeuse, Au niveau du col, le chorion conjonctif est plus lâche et moins riche en cellules, par contre la quantité de fibres conjonctives a augmenté dans la couche profonde.

Seule, la couche glandulaire subit des variations notables en rapport avec l’âge de la matrice. À deux mois et demi, elle est peu épaisse, mais très nette et facile à identifier. Les glandes sont courtes et ne dépassent pas le tiers supérieur de l'épaisseur de la muqueuse. Elles sont larges et rectilignes et c’est à peine si nous pouvons dis-

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tinguer quelques circonvolutions dans les glandes, situées au sommet des plis. Il y a absence de lobules glandulaires et de cryptes. A six mois, la couche glandulaire augmente d'épaisseur et s'étend sur la moitié de la couche muqueuse ; sans doute l'allure générale reste identique, mais les circonvolutions sont beaucoup plus nettes et certaines glandes sont flexueuses et bifurquées à leur extrémité inférieute. Il n'y à pas encore de lobules, mais les glandes sont plus serrées et leurs flexuosités se touchent à certains endroits. Nous notons quelques dilatations glandulaires et s’il n’y a pas encore de cryptes bien’ distincts, l'embouchure de certaines glandes est très évasée. Au niveau du col, les glandes disparaissent rapidement et sont absentes dès l'entrée du col. Sur les coupes, la muqueuse cervicale présente de nombreux petits plis allongés, festonnés, simulant . de petits cryptes. Il est à noter que l'épithélium glandulaire, quels que soient le moment et la zone considérée, garde toujours un aspect identique : il est unistratifié à cellules basses et cubiques et ses cellules ciliées sont toujours en nombre réduit.

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