‹ La Muqueuse Utérine de la JumentChapitre 22 sur 30 · III. —— PÉRIODE PUBÈRE · texte numérisé non relu

III. —— PÉRIODE PUBÈRE

L'étude de la structure de la muqueuse utérine est assez compliquée à cause des changements cycliques qu’elle subit pendant les phases du cycle œstral. Ces modifications cycliques sont d’ailleurs plus ou moins accentuées suivant la phase considérée. Aussi convientil de les envisager au cours des quatre phases du cycle œstral.

A) Le Préæstrus.

Pendant cette phase, la muqueuse est assez épaisse, surtout au niveau des plis et le raccordement de l’épithélium et du chorion se fait sur une ligne très nette. La muqueuse du col est un peu plus épaisse et présente de très nombreux renforcements cryptoides.

L'épithélium est à cellules cylindriques, relativement hautes, à contour net, avec un noyau basal occupant plus de la moitié de la cellule. Le contenu de ces cellules est très clair. Les cellules ciliées sont très peu nombreuses et semblent s'être réunies par plages; elles sont un peu plus nombreuses au niveau de la jonction salpyngoutérine. Toutes les cellules de l’épithélium, à ce stade, semblent être sécrétrices. L'épithélium du col est cylindrique, unistratifié et possède des cellules ciliées jusqu'au moment où, sans transition, cet épithélium devient pavimenteux, stratifié: c'est l’épithélium vaginal.

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Le chorion est formé d’un tissu conjonctif très lâche et peu abondant, surtout dans la partie profonde. IL est sillonné par de nombreux vaisseaux lymphatiques très dilatés et d'énormes vaisseaux sanguins, surtout dans sa couche profonde et sous la couche glandulaire où des rameaux ascendants remontent entre les glandes. La couche tout à fait superficielle de ce chorion est infiltrée par de nombreux lymphocytes accompagnés de quelques polynucléaires éosinophyles: c'est une infiltration lymphoïde.

Les glandes ont un épithélium à cellules cylindriques QUE it et les cellules ciliées sont beaucoup plus nombreuses qu'au niveau de l’épithélium utérin. La couche glandulaire qu’elles forment est peu importante au début du préæstrus, avec des glandes presque rectilignes, peu circonvolutionnées, montrant çà et là quelques rares dilatations. Vers le milieu de cette même période, cette couche augmente d'importance par le nombre, l'aspect et l'épaisseur de ses glandes. L'importance de cette zone n'est d’ailleurs pas régulière, elle est plus importante au sommet des plis que dans le fond des sillons, au fond des cornes qu’au niveau du corps. Les glandes sont très circonvolutionnées, spiralées, tortillées, avec des dilatations en de nombreux endroits, contenant une sorte de mucus. Ce produit de sécrétion est d’ailleurs peu abondant, car les dilatations paraissent presque vides. Ces dilatations sont situées, soit dans la pattie profonde, et ce sont surtout les gros renflements, soit dans la partie superficielle. Parfois, ces glandes présentent un aspect labulaire, mais ceci est assez rare. Leur limite inférieure n’est ni nette ni rectiligne, elle s'enfonce très irrégulièrement dans le chorion. Quelquefois, nous notons la présence d'une ou deux cryptes glandulaires, mais elles sont toujours très peu diverticulées. Au niveau du col, les glandes disparaissent, mais la muqueuse présente des invaginations d’abord : simples et peu profondes, puis de plus en plus profondes et compliquées formant bientôt des invaginations cryptoïdes.

B) L'Œstrus.

Au cours de ce stade, la muqueuse utérine continue de se transformer pour être apte à recevoir l'œuf qui s’y fixera. Elle augmente légèrement d'épaisseur et sa structure diffère du stade précédent.

L'épithélium superficiel est à cellules plus hautes ; il est à peu près aussi épais que celui des glandes et sa basale est très visible. Il est formé de cellules cylindriques, à noyau ovalaire, occupant la

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