‹ La muse au cabaretChapitre 130 sur 139 · IBSEN · texte numérisé non relu

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Nos classiques, nos romantiques Etaient des préjugés gothiques, Pour ces messieurs... du rococo ; Molière, une pauvre guimbarde, Corneille, un fantôme de barde, Le père Hugo, un vieux coco.

Rappelez-vous les snobinettes,

Les jeunes Botticellinettes !..

Elles eurent tôt établi

Que, pour bien comprendre le Maître,

Il fallait, au préalable, être

Coiffée à la Botticelli !

Et toutes ces petites folles Pataugeaient emmi les symboles, Comme dans un bain de clarté.

Et l'on nous dira que la femme N'est qu'une toute petite âme...

Possible — mais quelle santé !

Cependant, des esprits contraires, Et, dans un sens, plus téméraires, Traitaient Ibsen de turlupin, Disant que son « Canard sauvage »

Dont on faisait si grand tapage, N'était, en somme, qu'un... lapin.

J'entends encore feu « notre oncle )*■ Exaspéré comme un furoncle, Notre oncle un peu traînard en Art, Criant, comme un damné de Dante, A Tibsénité révoltante, Quand on lui posa ce « canard ».

Mon Dieu ! . . . le tout est de s'entendre

Ibsen, un génie, à tout prendre,

Est au dessus de ces débats.

Il nous faut garder ce grand homme

De ceux qui le déifient, comme

De ceux qui n'en font qu'un repas.

Quoi qu'il en soit, ce vieux burgrave Brille au firmament Scandinave.

Mais si, pour nous, Français, il luit Comme un soleil, et nous transporte,.

Ce ne doit être, en quelque sorte, Que comme un « soleil de minuit. »

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