‹ La muse au cabaretChapitre 61 sur 139 · LE SENS DE L HEURE · texte numérisé non relu

LE SENS DE L HEURE

Vous admirez bientôt que le potage est tiède.

Autre horrible détail :

Le gigot archicuit, qui plus tard lui succède,

N'est même pas à l'ail I

Mais laissons ces horreurs. Parmi vos connaissances,

Je serais étonné, S'il en est bien beaucoup ayant la conscience

Du rendez-vous donné.

Celui-ci vous dira : toi qui n'as rien à faire, Tu peux m'attendre un peu.

Celui-là, qu'il demeure en un autre hémisphère, Au tonnerre de Dieu...

Ou... votre montre avance... il faut y prendre garde.

Jamais il n'avouera Que c'est peut-être bien la sienne qui retarde,

Le triple scélérat!

Je n'en retire rien... c'est la pire crapule.

Il peut épiloguer Tant qu'il voudra, celui qui n'a du tout scrupule

De me faire droguer.

J'estime les instants, que le souverain Maître

M'accorde, tout aussi Précieux que les siens. Il dira non, peut-être.

Et moi je dis que si.

j3o la muse au cabaret.

Il n'est, à mon avis, qu'un seul être sur terre, Un seul, de qui j'admets

L'inexactitude, et c'est mon propriétaire. Mais il ne l'eut jamais.

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