‹ La muse gauloiseChapitre 11 sur 60 · JEAN PASSERAT · texte numérisé non relu

JEAN PASSERAT

Quatrains à une nouvelle mariée

Quand il fallut franchir le pas, Pour vous montrer vaillante et forte Dites-vous point : « On n'en meurt pas. Car ma mère n'en est point morte ».

Celui qui vous a saigné N'aura plus beaucoup de peine.

Amour lui a enseigné Comme il faut ouvrir la veine.

Tous deux, pressez un' même affaire Dormez peu et beaucoup veillez.

Si est-ce qu'en vain travaillez Ce sera toujours à refaire.

C'est à vous maintenant à dire De quel goût est le fruit d'aimer, S'il est doux ou s'il est amer.

S'il vous a fait pleurer ou rire.

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