‹ La muse gauloiseChapitre 13 sur 60 · ETIENNE DURAND · texte numérisé non relu

ETIENNE DURAND

Chanson

Perrelte, étant dessus rherbette

Colin leva sa chemisette

Et vit je ne sais quoi de noir :

« Eli, dit-il, idouce Perrette,

Je te prie, laisse-moi tout voir !

— Si tu l'avais vu, j'en suis sûre, Tu ferais cela tout à l'heure.

— Non, dit-D, je te le promets.

— Vraiment, dit-elle, je t'assure.

Tu ne le verras donc jamais. »

Colin, reconnaissant sa faute, S'écria d'une voix plus haute,

c( Eh bien donc, je te le ferai !

— Soit, dit-elle, en levant sa cotte.

Pour cela je le montrerai ! »

AGRIPPA D'AUBIGNE

L'Amour

Ce cbampi (bâtard), je ne sais comment, Me brûle le cœur finement, Comme im fils de putain de Page Qui trouve un laquais en dormant Et lui brûle tout le visage.

Je m'en dépite, je m'en ris, J'ai bonté d'en être marri:

Ce petit borgne n'y voit guère, Son arc est d'un cercle pourri Et la corde d'une jaretière.

J'avais une belle faveur De cbeveux que prit ce voleur; J'avais l'âme trop endormie.

Il donna le modne à mon cœur Avec des cbeveux de ma mie!

Je lui veux faire un mauvais tour,

Cacber sous mon chevet un jour

De belles verges pour sa sauce:

(( Vous en aurez, Monsieur l'Amour!

Vous n'avez pas de baut de cbausses! »

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