Rote, instrument improprement appelé aujourd'hui vielle
11. RoussELLE, Bibliographie montoise, p. 4. — A. Dinaux, Trouvères, jongleurs et ménestrels du nord de la France et du midi de la Belgique, t. iv, p. xxxiii de l'introduction.
12. Voici quelques extraits des comptes du )?z«55arrf de la ville de Mons relatifs aux ménestrels :
« Donnet as ménestrels (le monseigneur le duc et à pluiseurs aultres qui tinrent leur escoUes en le ville de Mons, à COstel au Pourcelet, en ayde de leur frais x livres. »
« Donnet as ménestrels de monseigneur de Liège, le nuit saint
Jehan-Baptiste xlvsols.»
{Compte de 1 403- 1406.)
« Donnet au harpeur de madame la ducesse, de courtoisie, pour ce que adont marioit une sienne fille xlv s. »
« Au roy des ménestreurs de Haynnau et ii pluiseurs compaingnons ménestrels qui ens ou quaresmc avoienl tenu leurs escolles
on le ville de Mons, fu donncl de courtoisie en ayde des fraix par
yaulx fais iiij 1. x s. »
{CompUdc 1/,()(i-1U)7.) « A Jolinn Parlant, roy des iTiénesLrcls de Haynnau, cl à pluiseurs conipaij;nons niéncslrcls qui ens ou quarcsme avoicnl icnut leur cscollcs en le ville de Mons, fu donncl de courloysie en ayde
des fraix par yaulx fais iiij \- x- s. »
{Compte de i407'1408.) « Donncl as compaingnons mdncslrcurs qui ens ou quarcsme de ce comi)le linrcnl leur cscollcs en ledile ville de Mons, en ayde de
leur frais adonl fais iiij l. x. s. »
{Compte de i408-U09.) « A Jehan Partant et ses compagnons ménestrels à no très redoublé seigneur le conte, donncl au comanl des csquievins, le XX* jour de février, j florin nommet grant angle de Haynnau,
vaut xlv s. »
{Compte de U10-i4H.) ■ « A Piétrekin, le roy des ménestrels, fu donnet, au comanl des cskevins, ensi qu'il le rcquisl, le xvj« jour de march, une couronne
de Franccen or, valloit xxxiij s. iv d. »
{Compte de 14i5-i416.) « As ménestrels de Madame la Dauphine, le xiij« jour de juing, donnet de courtoisie, au command des eskievins, ij escus de
Dourdrech de Ivij s. »
{Compte de 4416-4447.) « A pluiscurs ménestrels qui en le dilte ville de Monsavoieut tenul leur escolle, fu donnet de courtoisie au commant des csquievins en iij moutons de France en or à xxvij s. le pièce, val-
Icnl iiij 1. xij d. «
{Compte de 4448-4449.)
« Au roy des ménestrels de Haynnau cl de Braibant et as com-
paigrions ménestrels, en ayde des frais que fais avoicnl en tenant
leur cscollcs en le ville de Mons, fu donnet de courtoisie au com^
mant des csquievins, le xxvij^jour de march . . . cvj ^. >)
{Compte de j449-442().) « Au roy des ménestrels de Haynnau et k pluiscurs ses corppsfjgnons méncsirclz, en ayde des frais que adont fajs avoicnl qï\ tenant leur cscollcs ep je ditlp vi|lp de Mons . ... xl s. )}
(Compie de 1424-4423,)
« Au roy des ménestrels no 1res rcdoublet signeur le ducq de Brabanl, fu donnel de courtoisie ensi qu'il le rcquist, le xvj" jour de février, une couronne de Haynnau en or de . . . . xlj s, vj d. » « Au roy des ménestrels de Haynnau et à pluiseurs ses compaiiinons ménestrels, en aydde des frais que adont fais avoicnt eu tenant leur escoUcs en le diltc ville de Mons, fut donnet de courtoisie, ensi qu'ille requisent, au quaresmcTan iiij^ xxiij . . .
iiij l. ij s vj d »
{Compte de U25-U2i.)
« Au roy des ménestrels de Haynnau et à pluiseurs compaignons
ménestrels, en ayde des fraix que fait avoient en tenant leur escolle
en ladite ville de Mons, le jour dou repus dimenche, fu donnel de
courtoisie ou command des eskevins iiij I. x s. »
{Compte de 142S-i426.) « As compaignons ménestrels qui, ou quaresme darain, tinrent leur escolle en lediie ville, donnet de courtoisie en aydde des
despens par yaux fais cv s. »
{Compte de UùS'fiS4.) « A pluiseurs compaignons ménestrels qui ou quaresme darain tinrent leur escolle en lediie ville, fu donnet de courtoisie, en ayde des despens que fais avoient, ij escus philippus de . . Ivj s. »
{Compte de f4S4-t43j.) « Au roy et ménestrelz de Haynnau el de Braibant, qui tinrent leur escolle en ceste ville de Mons, ou quaresme de ce compte, fu donnet en aydde de leur despens iij escus philippus de iv l. iv s. »
{Compte de i444-i44ô.)
iù. A la mort du comte Guillaume, en UI7, ce ménestrel obtint une pension annuelle de 50 couronnes d'or de France, qu'il loucha à la recette générale de Hainaut jusqu'en 1414, époque de son décès. Plusieurs quittances de Hanelet sont conservées parmi les pièces à l'appui des comptes de la recelte précitée, aux Archives de l'Éiat à Mons. Elles portent le sceau de Jehan Hanelet, représentant, au centre, dans un écusson, trois canettes ou hanaps, dont deux sans anse et une à deux anses, disposées deux et une. — M. Alexandre PiNCHART a publié le dessin de ce sceau et de curieux renseignements sur notre ménestrel, dans ses Archives des Arts, des Sciences et des Lettres, t. m. (Messager des Sciences historiques de la Belgique, année 1867, pp. 93-94.)
a. Lettres patentes, datées de Valenciennes, le 22 février ii20 (v. st.), par Icsciuclles Jac(jiielMie de navi(>re, comtesse de Ilainaut, fait don de douze couronnes d'or à Johannes, son harpeiir, pour faire un voya|;e îi Saint-Jacques en Galice. Ces lettres ont été publiées par M. Lacroix, dans les Bulletins de la Commission royale d'histoire, 2e série, l. vin, p. 552.
15. Voy. sur le Doudou, Recherches historiques sur la Kermesse deMons, par Félix Hachez et Léopold Devillers. (Mons, Hector Manceaux, 1872), pp. 33-34 ; — Patria Belgica, 3® partie, p. 82-i.
16. Au banquet donné dans Thôtel de Naast, le 2 mai 1451, à l'occasion du chapitre de Tordre de la Toison d'or tenu par le duc Philippe de Bourgogne, « plusieurs trompettes, ménestreux et autres sons mélodieux estoient de tous costez. » Chronique de Mathieu d'Escouchij.
17. Compte de la ville, de la Toussaint 1410 à la même époque
18. Plusieurs vitraux peints de l'église de Sainte-Waudru, à Mons, — des années 1512 à 1525, — représentent, dans leur partie supérieure, des concerts qu'exécutent des anges chanteurs et instrumentistes. Les instruments que jouent ces derniers, sont :
Instruments à vent :
Trompette droite. — Cornemuse. — Trompette recourbée avec pennon. — Cor. — Flûte simple. — Flûte longue. — Hautbois.
Instrument à percussion :
Tambourin.
Instruments à cordes :
Luth. — Guitare ou mandoline. — Violon à trois cordes. — Vièle (ou violon) à quatre cordes. — Vielle proprement dite.
J'ai publié un dessin de ces instruments dans la première édition de cette notice, pi. 1. {Mémoires de la Sociétédes Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut, 3« série, tome ii.)
19. F. Hachez, Mémoire sur la paroisse et l'église de Saint-Nicolas-en- Havre, à Mons, pp. 6 et 50.
20. « En mémoire d'un si grand homme, dit de Boussu (Histoire « de Mons, p. 180-181), on conserva très longtemps, dans l'église « de St-Nicolas, vers le jubé, une statue avec son nom sur le pied- « d'estal; elle avoit été posée de la part des magistrats, au rapport « de Philippe Brasseur, avec ces vers :
Monligenœ Orlando, qiiôd eo nascente rmala est Miisica, Monlenses hoc posuêre dccus.
« Elle a été ruinée vers l'an 1680. »
Henri Dclmoltc et Ad. Mathieu, dans leurs noiices sur le célèbre compositeur monlois, ont mis en doute rcxislcnce de la statue dont parle de Boussu.
21. Yoy. mon Mémoire sur Céglise et la paroisse de Sainte-Élisabetli, à Mous, p. 15. — Parmi les enfants de chûtur de 1 église de Sainte-Élisabelh, on cite Charlcs-Felix de Hollandre, qui devint maître de chant de l'église de Sainte-Walburge, à Audenarde, et compositeur de mérite. (Fétis, Biographie universelle des musiciens, 2e édition, t. iv, p. 560.)
22. En 1556, Jean Crinon se rendit à Bruxelles, pour montrer à la cour « plusieurs instruments d'orghues », et en 1558, il répara les orgues de la chapelle du palais. (Pinchart, Archives des Arts, etc., t. I, p. 11.) Il plaça, en 1545, sur le jubé de notre église de Sainte- Waudru, un semblable instrument, fait par lui, et qui ne lui tut payé que 450 livres tournois. En 1585, le même fadeur livra des orgues à l'église de Saint-Nicolas-en-Havré.
23. Il rétablit les orgues de Sainte-Elisabeth, en cette ville, en 1580 et en 1587. {Mémoire sur l'égL et la par. de Stc-Élisabeth, p. 7.)
24. Compte de la fabrique de L'église de Sainte- Waudru, pour
25. F. Hachez, Mémoire sur la paroisse et l'église de Saint- Nicolas-en-Havré, p. 28.
26. Par convention du 27 décembre 1780, Eugène Ermçl entreprit la confection de nouvelles orgues pour l'église de Saint- Nicolas. (F. Hachez, Mémoire précité, p. 28.)
J.-J. Ermel et Eugène Ermel, son fils, fabriquèrent des fortepiano qui égalaient en qualité les meilleurs forté-piano qui venaient d'Angleterre. C'est ce que constatent des certificats délivrés en 1785 par J.-B. Sauton, organiste de Sainte-Elisabeth et du Magistrat de Mons, Antoine-Joseph Fétis, organiste de Sainte-Waudru, Antoine- Joseph Sotlcau, organiste de Saint-Germain, en cette ville. — Vander Straeten, La musique aux Pays-Bas, t. ii, p. 125.
Deux luthiers montois méritent une mention dans celte notice : Jean-Baptiste Raingo, né le 2 décembre 1751 et décédé le 25 août 1834, et Charles-Philippe Raingo, son fils, né le 29 janvier 1786 et décédé le 20 juillet 1859,
!27. I/originc des cloches remonte à une époque fort reculée. On en altribiie généralcmcni l'invcnlion à Paulin, évéqne de Noie, en Campnnio, au vi" sic^clc. La plus ancionnc cloche qui existe acluel- Icmeiil à Mons est celle de l'hôlcl de ville : elle date de 1590.
28. Le compte rendu par Robert de Marligny, receveur du domaine de Mons, pour 1475-1 i7G (aux Archives de TP^tat, en cette ville), rensei{::ne une somme de 50 sols, payée à Jacquemart Maille, orlogeur et meneur de t'orloge du clinsleau de Mons, pour « avoir « rallongié lesvollans des appeaux dudit orloge, fait v quevilles a « caches servans aux thirans des appeaux », etc.
29. Par résolution du conseil de ville, du 21 juin 1567, Hercule le Joly, organiste du chapitre de Sainte-Waudru, reçut de la ville, 21 livres Tan pour « mettre les cliansons à l'orloge du chasteau. »
50. La cloche porte était précédemment posée au clocher de réglise de Saint-Germain. Elle avait été fondue par Jean Houzeau, « ouvrier de grandes forges demeurant h Mons », ensuite dun contrat avec la ville, passé par-devant des féodaux, le pénultième février 1540, n. st.
51. Toutes ces cloches furent fondues par M^ Jacop (sic) Waghevens, fondeur de cloehes à Malines, et Me Nicolas delà Court, fondeur de cloches à Douay, ensuite de contrats passés le 14 novembre 1550 et le 5 décembre 1551. La cloche-porte ayant été cassée, fut refondue, en 1595, par M^ Jean Grongnart, fondeur de cloches et d'artillerie : « elle fut traînée par les étudians du collège de Houdain et autres jeunesses », dit de Boussu, le 21 avril de la dite année, depuis le poids de fer jusqu'à la tour. Cette cloche se rompit en 1701 et fut refondue sur le terrain du château. La grosse cloche ayant été cassée le 25 avril 1706, fut refaite en 1714 par François Barbieux de Tournay.
52. « Le carillon du château composé de 55 cloches a été fondu « en cette ville et placé en l'an 1675 : la grosse cloche de l'heure, « avec laquelle on donne la voilée, n'est pas comprise dans ce « nombre; il n'en manque que deux pour le rendre complet; les « connoisseurs disent que ce carillon est très-bien réussi, très-ar- « monieux, et le plus beau du pais. » De Boussu, Hist. de Mons, p. 297.
55. 52 cloches du carillon ont été fondues de 1760 à 1775, et 5 l'ont été en 1820 et 1821. Les experts pour la réception de ce.^
cinq dernières cloches, ainsi que de la cloche-porlc, refondue en 1820, furent les sieurs Philibert Bron, amateur de musique; Fétis, père, organiste de Sainte-Waudru, el Robert, directeur de l'école de musique.
54. ViNCHANT, Annales du Hainaut, éd. des Bibl., t. iv, p. 92. — Ce carillon fut refait en 1664. (Résolutions du chapitre de Sainle- Waudru, du 30 mai et du 21 juillet 166i.) — De Boussu rapporte que la principale cloche de l'église de Saint-Nicolas était l'une des meilleures de la ville. {Histoire de Mans, p. 55.)
35. Voy. mon Mémoire sur la dite église, p. 7. — En 1761, cette église eut un nouveau carillon, lequel disparut en 1794.
36. Voy. ma notice sur Uandenne église collégiale et paroissiale de Saint- Germain, à Mons, pp. 58-60. — Annales du Cercle archéologique de Mons, t. m, pp. 74-76.