‹ La musique actuelle dans les états scandinavesChapitre 14 sur 19 · PLAN MUNICIPAL DE LA V · texte numérisé non relu

PLAN MUNICIPAL DE LA V

^LAIN iVJ U.ML^ll^AL. JJÎL LA VJ

Remarquer : 1° que la surface entière du Jeu de Paume (à droite d

tandis que la surface de l'Orangerie qui est vis-à-vis (à gauchej et lui sert (

■^i" que la première rangée d'arbres qui figure sur le plan comme lo

^ARIS (extrait de la feuille 67).

t que de 1.050 mètres (soit 1.230 ou 1.250 mètres avec la transformation^

;st de 19:;J0 mètres.

eu de Paume du côté Nord n'existe plus depuis plusieurs années.

Projet d'une salle populaire de Concerts A PARIS

La question d'une salle de concerts répondant aux exigences des mélomanes parisiens, dont le nombre auii-mente sans cesse, revient périodiquement à Tordre du jour il ).

Il y a quelques années, un grand nombre de notabilités musicales avait bien voulu approuver un projet qu'un de mes amis, M. Christian de Bertier, et moi avions élaboré d'une salle de concerts. A'oici le document :

« Les soussignés ayant eu connaissance du projet « de construction d'une salle de concert dans le jar- « din du Palais-Koyai, que MM. de Bertier et d'Har- (' court doivent soumettre à la haute approbation de « M. le ministre de Tlnstruction Publique et des « Beaux-Arts, et, considérant les services si impor-

(1) Je citerai .spécialement l'article do tète intitule » L'exemple » que consacra à cette question et aux questions attenantes M. Gaston Carraud, prix de Rome et critique musical, dans la LiOerte du 29 novembre 1908.

l'22 LA MUSIQUE ACTUELLE

^( tants que rendrait cette salle de concerts, s'asso- « cient à MM. de Bertier et d'Harcourt, pour prier « très instamment M. le ministre de l'Instruction pu- « blique et des Beaux- Arts, de vouloir bien autoriser « la réalisation du projet susdit.

Signé : « Charles Bordes; L.-A. Bourgault-Ducoudray ; Fernand Bourgeat ; Alfred Bruneau : Henri Busser; Gustave Charpentier; Choudens ; A. Costallat; Henri de Curzon; H. Dallier; Léon Delafosse; Louis Diémer; TH. DUBOIS (1); A. Durand et fils; Alph. Duvernoy; GABRIEL FAURÉ; Louis de Fourcaud; Fromont; L.Gastinel ; Eugène Gigout ; GouUet ; Grus ; Alex. Guilmant ; Henri Heugel ; L. Hillemacher; Paul Hillemacher; x\ugusta Holmes; Georges Hue; Vincent d' I ndy ; Victorien Joncières ; Adolphe Jullien ; Léon Kerst ; Pierre Lalo ; Lucien Lambert ; Henry Lemoine; C. LEXEPVEU;Ch. Malherbe; Antoine Mar montel; G. Marty; Henri Maréchal; J. MASSEXET; André Messager; Edmond Missa; E. PALADILHE; Gaston Paulin; A. Perilhou ; G. Pfeiffer ; Gabriel Pierné; Arthur Pougin; Henri Rabaud; E. REYER; Samuel Rousseau ; C. SAIXT-SAENS ; V. Souchon ; Paul Vidal; Ch. M. Widor ; André Wormser. »

Un plan fut fait par M. Tarchitecte Desplechin : la salle était adossée à la Galerie d'Orléans et ne dépassait pas la hauteur de sa partie vitrée.

Quoique le projet ne prît dans les jardins du Palais Royal qu'un carré de 24 mètres sur 32, M. Guadet,

(1) Les noms en majuscules sont ceux des membres de l'in^ titut.

su DE PAUME

alors architecte en chef du Palais-Royal, y fut opposé (1).

Les signatures recueillies me décidèrent pourtant à ne pas abandonner l'idée, et depuis cette époque j'ai cherché des emplacements convenables et pratiques, ou des transformations possibles et acceptables.

A la faveur des missions dont M. le Ministre de rJnsiruction Publique m'a chargé, j'ai fait des comparaisons et j'ai étudié sur le vif, de nombreuses questions d'acoustique ; je suis enfin arrivé au projet qu'on va lire et dont bénéficierait plus tard l'État qui n'aurait d'ailleurs absolument rien à dépenser, une société en assurant, d'ores et déjà l'exécution.

Il s'agit de la transformation des salles du Jeu de Paume de la terrasse des Feuillants au Jardin des Tuileries en une grande salle populaire de concerts.

La première salle du Jeu de Paume date du Second Empire et porte, du côté de la place de la Concorde, l'écusson impérial, la deuxième a été ajoutée après la guerre avec le bâtiment bas intermédiaire et porte, du côté des Tuileries, l'écusson de la République.

Jusqu'en 1907 on joua à la paume et depuis lors, le Jeu de Paume n'a plus d'affectation spéciale : il sert à quelques rares expositions et au concours des jouets dit Concours Lépine.

Les plans avec la vue que je donne suffisent à faire comprendre en quoi consiste la transformation.

(1) Une variante consistait à faire une salle de concerts audessus des trois quarts de la Galerie d'Orléans avec une architecture extérieure correspondant à celle du Conseil d'État, qui se trouve de l'autre côté de la cour.

De fait, on ne touche en rien à la première salle (le Jeu de Paume primitif i qui sert de dégagement ; ce n'est qu'à partir du bâtiment bas qu'on prend deux bandes de terrain de deux mètres de large, en rendant l'équivalent, intégralement sous forme de promenoirs publics couverts, ou d'un côté seulement sous forme de promenoir et de l'autre côté sous forme d'une longue stirre en plein midi dont se servirait le jardinier des Tuileries auquel est attribué actuellement le terrain qui borde au sud le Jeu de Paume.

Il faut remarquer qu'il n'y a aucun promenoir couvert aux Tuileries et aucune serre et que le jardinier est obligé de faire faire toutes ses boutures à Saint- Cloud. '^

D'ailleurs la transformation se ferait sous la surveillance des architectes du Louvre et des Tuileries.

Pour aboutir à ce que nous croyons être un grand service à rendre à la fois à l'art musical et à notre (îapitale, nous suivîmes la voie hiérarchique et nous nous adressâmes d'abord à M. Paul Léon, chef de division des Bâtiments Civils au Sous-Secrétariat des Beaux-Arts.

M. Paul Léon s'intéressât aux plans, n'y fit aucune objection, nous adressa de vifs compliments les trouvant très ingénieux, etc., et nous conseilla de voir au plus tôt M. Dujardin-Beaumetz auprès duquel il nous promit de nous soutenir.

D'après lui, la réalisation semblait probable et il ne s'agissait que de régler la question de la collection Chauchard, qu'on désirait mettre provisoirement à

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