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Tout nous porte donc à admettre que ce que nous connaissons de Ja musique arabe représente assez fidèlement le passé musical de ce |
peuple et nous pouvons, dans les mélodies exécutées ici, saluer les
vestiges glorieux d’un art qui est bien venu de l'Orient, ce berceau des idées et des choses durables, et y étudier l'héritage vénérable
d'âges lointains survivant à l’œuvre oublieuse ou destructrice des
siècles par la seule mais formidable puissance de la tradition.
De ce que la musique arabe s’est maintenue pareille à elle-même
depuis des époques si éloignées, il ne s'ensuit pas qu’elle n’a pas
évolué dans le temps et dans l’espace.
.. Ibn Khaldoun, faute d’autres auteurs, nous explique au contraire, que ce peuple, avant qu'il sortit de ses déserts, avait des chants dit-. férents de ceux des autres nations, chants rudes et grossiers,
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distinctes :
à Matin. | Mais plus tard, ajoute notre historien, quand les Arabes Monet à leurs mœurs primitives, quand ils deviennent les grands conquérants du monde, les maîtres des trésors de la Grèce et de la Perses ils se raffinent ; leurs arts prennent de la distinction et de la grâce: leur musique se développe, sort de ses langes et se perfectionne. SEA « Bagdad devient le centre du bon goût de la musique et les airs
des maîtres chanteurs prennent la tone qu’ils ont encore aujour-
d'hui et qui fait les délices du monde civilisé. » Ainsi parle, au XVe siècle, Ibn Khaldoun et son témoignage est confirmé par toute l histoire de la musique arabe. ; Ce que nous savons d'elle, ñnous incite à admettre trois périodes
1° La période une:
2° La période des kalifats de Bagdad et du faste des Abbassies 3° La période de la gentilité maure en Espagne.
I. — La période antéislamique est celle des formes musicales inférieures, formes simples et enfantines; c’est l’époque du hida des conducteurs de caravanes, de la mélopée cadencée sur le pas des chameaux, de la kacida ancienne psalmodiée sur quelques notestrès voisines. La ligne mélodique est à peu près horizontale, sans grands intervalles ; la chanson est toute entière sur deux ou trois sons et sous les tentes ce'’sont d’interminables récits unisoniques où cette. civilisation encore en germe berce ses rêves et trouve sa joie.
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