‹ La musique arabeChapitre 10 sur 14 · DAS · texte numérisé non relu

DAS

À cette période musicale correspond l'architecture primitive, celle qui prédède même la mosquée de Fostat où il n'y a pas de minarét, pas de mirhab, où l'arc est simple, la toiture horizontale et sans coupoles. À cétte rigidité et à cette simplicité de l'esthétique architecturale peut se comparer la simplicité de l'esthétique musicale et j'en trouve un exemple assez bien conservé dans le chant du muezzin du rite maleki et dans les psalmodies des jours ordinaires de nos mosquées actuelles. |

Il. — Mais voici l’ère des victoires et de la Tati Ce peuple fruste de pasteurs se lance à la conquête du monde et comme il a une facilité extraordinaire à se mouler sur l'esprit de son temps et à le réfléchir, voici que tout en lui se transforme et s’affine. L'arehitecture devient plus savante et plus élégante ; les arceaux se festonnent, les dentelles de stuc recouvrent de leur gracieuse fantaisie les murs autrefois nus; les faïences polychromes et les mosaïques composent des harmonies savantes de lignes et de couleurs; des minarets élancés se dressent dans l’azur profond du ciel; des coupoles multiformes rompent l'horizontalité des toits. L'esthétique architecturale s'exprime en luxe et en richesse, et jusqu’au Xe siècle, c’est une éclosion étonnante de chefs-d’œuvre de cet art sensitif et fier, qui s’est séparé de la pureté hellénique pour poursuivre ses inclinations nalives plus sensuelles, cet art d’une telle puissance d’expression qu'il est arrivé par la rigidité des lignes géométriques à dire les ondoiements les plus fugaces de l’âme et les aspirations qui dorment dans ses plus profonds replis, art très caractéristique d’un peuple

contemplatif, d’une race dominée par un mysticisme doucement ré-

RAY AREAS

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