‹ La musique aux Pays-Bas avant le 19e siècle. Documents inédits et annotés. Compositeurs, virtuoses, théoriciens, luthiers; opéras, motets, airs nationaux, académies, mâitrises, livres, portraits, etc.; avec planches de musique et table alphabétiqueChapitre 17 sur 32 · QUOI · texte numérisé non relu

QUOI

PaLATINOS CODICES AB ARTIS MUSICî: PERITISSIMIS

Les mentions d'œuvres néerlandaises, accueillies par nous dans cet Index, sont munies comme celles du catalogue entier, du reste, d'un numéro très-saillant, qui indique le volume où elles sont comprises, et d'un numéro moins apparent, qui marque la succession des compositions dans ce volume. Les rares explications en français, glissées dans le texte, émanent de nous. Les notes sont rejetées à la marge inférieure : celles-ci, en dehors de quelques données nouvelles, complètent les élucidations plus amples fournies précédemment.

Les noms suivants précèdent chaque titre de composition : De Wreede, Gaspard, Du Fay, Eloj, Régis, Busnois, Caron, Faugues, Okeghem, De Orto, Deprès, Compère (Loyset), Brumel, Pipelaere, Févin (Antoine), Richafort, Berchem (Jacquet), Lupi (Giovanni), L'Héritier, Arcadelt, Baudoujn, Prioris, Agricola, De la Rue, De Sylva, Consilium, Ortis (?), Ameyden, Obrecht, Tinctoris, Verdelot, Clemens non Papa. Le Petit (Giovanni), Robinet de Févin, Lassus, De Rore, Créquillon, De Kerle, Le Conte (Bartholomée), Lupus, Willaert et Jannequin.

jam usque a xiv seculo conscriptos in aptiorem locum transferri

inque novum ordinem Pek Vincentium adv. Salvati

PaLATINI COXCENTUS MAGISTRUM REDIGI MANDAVERIT

Jacobus Cardinalis Antonelli

SS. pp. AA. Pr^fectus ET Epuardus Borromeo Arese

AnTISTES DOMUS PONTIF. PRiEPOSITUS

Anno DoMiNi MDCCCLXIII

SACRI PRINCIPATUS XVII.

On voit, en outre, à la Chapelle sixtine, un vieux portrait à l'huile de Palestrina, et quelques autres portraits de musiciens illustres, comme : D"i Fay, Okeghem, Deprès, Arcadelt, Willaert, etc., ceux-ci purement fantaisistes, ainsi que le prouve la seule inspection de] 'effigie du créateur de l'école musicale de Venise.

N° 13. Questo codice contiene, n^7, messe dei sequenti autori, che scrissero sul principio del XVI secolo (^)....

o*' Jacquet, o Giacchetto di Berckem.

Più si contengono nel sudetto volume mottetti, n» 7, dei sequenti autori che fiorirono nella epoca anzidetta :

2° Archadelt.

NO 14. 16 messe :

P Jo. Breede-Brusten (2). Au Gloria: Spiritus et aime paraclite Pater orphanoj^um, puis un autre Gloria.

{}) Ce volume et le suivant contiennent de curieuses miniatures. Le volume no 15 en est orné également.

(2) Que penser de ce nom ainsi ortographié dans un catalogue sérieux? Sans doute, on peut prendre ce nom à la lettre, et il existe encore actuellement des familles appelées Brusten ; Breede Bursten ou Brusten. c'est-à-dire Large yoitrine. Mais, il y a aussi, et c'est la bonne, la forme ^Vrede Brug.^ qui comporte un maître flamand originaire de Bruges, Brugensis, et dont le nom patronymique est réellement Wrede ou De Wrede^ devenu aussi, par contraction, Vré, De Vré. Son prénom étant Jean, le doute n'est guère possible. Kiesewetter enregistre ainsi le musicien : " Giovanni Wrede, Brugen. n On connaît, sous la variante Vré, De Vré, un artiste brugeois du XYII^ siècle, qui fut maître de chapelle à Audenarde et à Anvers. MM. Fétis et De Burbure lui ont consacré une notice, dont quelques éléments ont été fournis par nous.

Peut-être allons-nous un peu loin. Toutefois, l'une mauvaise lecture entraînant l'autre, il ne serait pas impossible que le Wrede Brug., prenant une deuxième variante ortographique, ne soit définitivement le Bruhier, le Brugier ou le Brugher, chantre de la chapelle de Léon X, dont parle Théophile Folengo dans ses vers macaroniques, et qui laissa diverses compositions estimées. Fétis le nomme Broier. Le prénom manque malheureusement, car tout concourt à l'identification du mystérieux personnage qu'Ambros rattache à la période d'Okeghem. Voy. le tome III, p. 189 de son livre. On peut se plaindre sans doute, comme nous l'avons fait, au point de vue de la parfaite homologation onomastique de nos maîtres célèbres, de la traduction pédantesquo que tant de musiciens flamands ont faite de leur nom de famille. Voici un cas qui tempère ces regrets. Inutile d'ajouter que Schmid, dans son ouvrage sur les impressions de Petrucci, donne, au nom de Brugier ou Brubyer de sa table des compositeurs, le prénom « d'Antonius, » que ne comporte aucunement le Brugier de la liste des auteurs des Bicinia gallïca, à laquelle il renvoie au corps de son livre, p. 199.

2° Gaspar, con canone : Ave Regîna Cœlorum. 3° Du Fay Guglielmo, con canone enigmatico : Se la face ay pale.

6<^ Eloy 0), con canone : Dixerunt discipuli. 8^ Du Fay Guglielmo, con canone : Fcce ancilla D^K 9° Régis (^), con canone : Ecce ancilla Domini. 10° Du Fay Guglielmo, con canone enigmatico : VOmme armé. 11° BusNOis Antonio, con canone enigmatico : VOmme armé. 12° Régis, con canone : Bùm sacrum mysterium. 13° Caron (3), con canone enigmatico : VOmme armé. 14° Fagues VmcENZo (''), senza motto.

15° Okeghem 0 Ockenheim Giovanni, con motto enigmatico i De plus en plus.

N° 15. Questo volume, con miniature, contiene inni in divers toni dei 2 autori :

1° De Orto.

2° JosQuiN Desprès.

Seguono alcuni salmi, Magnificat^ non chè molti mottetti di :

(1) Un nommé « Robert Éloy, prêtre, tabellion public du duc (Philippe-le-Hardi), à Arras, » est mentionné, en 1393, dans un registre de la Chambre des comptes de Lille.

(2) M. Houdoy, après avoir constaté que la liste des « enfants d'autel » de la cathédrale de Cambrai porte, en 1394, un « Theodoric Régis, » devenu, en 1474, chanoine en la même église, suppose que le fameux compositeur ici en question, et qui fut, selon un compte, maître des enfants de la cathédrale d'Anvers, était le fils dudit Théodore Régis.

(3) Les mêmes comptes enregistrent un Jeannin Caron, sommeiller de la chapelle de Philippe-le-Bon, ainsiqu'un « Jean Caron, 35 garde au château d'Hesdin, en 1410. Ce qui est plus significatif, c'est un Philippe Caron, figurant, au XV^ siècle, parmi les « enfants d'autel, n dans les Archives de la cathédrale de Cambrai.

('') Fagues ou Faugues, nom donné encore aujourd'hui à une famille bruxelloise, avec une faible variante : Fauque. Nous ne pouvons le rattacher à la famille d'un chantre de la chapelle de Philippe-le-Beau à Bruxelles, nommé en 1519, « Laurens de Foucques, » attendu qu'à une autre ùate, Fouqiies devient Fouquier. Il y a plus loin (no 5t), Fagus 0 La Fage. N'omettons point de signaler encore un « Simon Fage, charton, demeurant à Brouxelles, » que mentionne, en 1464, un registre de la Chambre des comptes de Lille.

1^ loyset comper.

2° Gaspar.

N<> IG. 10 messe :

1° Brumel, messa de N. D ■^, con canone intermezzato nel Gloria : Ad Mariœ gloriam.

2° PiPELAR, con motto enigmatico : Fors seulement. 3° JusQuiN, messa de Pange lingua, 4° FÉviN Antonio, messa de : Mente tota supplicamus. 5° Id. messa de feria, con canoni in diatessaron et sub diapente. 6° BiLAiRE (1), messa.

7^ FÉVIN Antonio, messa parva.

S° Id. messa : Dictés moi toutes vos pensées. 9° Adrien, messa de : Mente tota.

Seguono cinque mottetti dei seguenti autori : 1° Régis : Clangat plehs flores.

2° JusQuiN Desprès : Benedicta es cœlorum Regina. 3° Id. : Prœter rerum seriem.

4° Id. : Memor esto verbi tui.

5° Id. : Virgo salutifera.

N° S î. 6 messe « che scrissero suUo scorcio : » 1° RicHAFORT 0 RicciAFORTE, messa : 0 Genetrix. Seguono cinque mottetti :

2° FÉVIN Antonio : Sancta Maria.

3° îvIaistre Jehan : Ave Regina.

4° Jacquet o Giachetto : Ave Regina.

N° 1». Sei messe scritti :

3° Luppi Giovanni (2), messa, con motto enigmatico : Min Vrienden.

(1) Bilaire, évidemment Pipelaere. à moins qu'il ne s'agisse d'un parent du maître de musique de la cathédrale de Cambrai, Louis Van Pulaere (1503 à 1507), appelé aussi Pulaire; ce qui n'est guère probable.

(2) Fétis, en présence de la conjecture de De Coussemaker, touchant la participation de Jean Lupi, De Wolf, aux exécutions musicales faites en la cathédrale de Cambrai, en qualité d'enfant de chœur (le nom du célèbre musicien se trouve tracé sur la garde d'un manuscrit provenant de cette église), estime que " la chose n'est pas impossible, bien que la conclusion de ce fait soit un peu forcée. » Or, M. Houdoy a trouvé,

5. LoYSET Piéton Comper, messa : In te D'^^ speravi. Seguono nove mottetti :

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