‹ La musique aux Pays-Bas avant le 19e siècle. Documents inédits et annotés. Compositeurs, virtuoses, théoriciens, luthiers; opéras, motets, airs nationaux, académies, mâitrises, livres, portraits, etc.; avec planches de musique et table alphabétiqueChapitre 21 sur 32 · Id. : Salve Regina · texte numérisé non relu

Id. : Salve Regina

(>) M. Edouard Fétis part de l'existence, aux Archives de la Chapelle pontificale, de compositions dues à Pierre De La Rue, et de l'insertion de messes de ce maître dans les plus anciens recueils imprimés à Rome et à Venise, pour supposer que cet illustre musicien a fait, comme la plupart de ses confrères du temps, un voyage en Italie, avant de se fixer à Anvers. Une de ces messes étant intitulée (Voy. n" 3«) : « ô gloriosa Margarita ! n M. Ed. Fétis y voit la preuve, qu'à l'époque où De La Rue visita l'Italie, il était déjà honoré de la protection de Marguerite d'Autriche. En tout cas, son séjour dans la péninsule n'a point dû être prolongé, puisque son épitaphe, très-explicite sur les ré.>idences du maître en Hongrie, en France et Espagne, se tait sur celle en question. Voici d'ailleurs cette épitaphe, peu connue, qui l'on pouvait lire jadis dans la chapelle de Sainte-Catherine à Courtrai, où Pierre De La Rue, dit De Vico, en français De Vicq, avait sa tombe :

In tumulo Petrus de Vico conditur isto, nobile cui nomen musica sacra dedit, Pannonos reges coluit, Gallos et Hibernos, Omnibus ob cantum gratus et ipse fuit ; Sed virtute magis clarus, pietate parente, FoviT ET in miseros munera larga tulit, Assiduus superni cultor Christique minister Castus et a Veneris crimine mundus erat, hujus canonicus templl sua tempora clausit, PosT Deum, lector, spiritus astra colat.

ObIIT ANNO DoMINI m. D. XVIII, XX Novembrîs.

Il y a là deux autres informations précieuses échappées à Fétis et à son continuateur M. Pougin : la possession réelle d'un canonicat par Pierre De La Rue, en la collégiale de Notre-Dame à Courtrai; son décès arrivé le 20 novembre 1518. M. Frans De Potter n'hésite point à faire, comme nous l'avons tenté plus haut (p. 39) des noms de De La Rue et de De Vicq, un vrai Van der Straeten.

« Il ne faut pas s'étonner, dit De La Fage, des doutes fréquents qui s'élèvent sur la véritable ortographe de quantité de noms propres. Pendant longtemps, d'abord, l'habitude de les latiniser a été une source d'erreurs, et, plus tard, celle de franciser des noms étrangers n'a pas été moins nuisible. D'ailleurs, la prononciation lâche et incorrecte des Parisiens a dû entrer en bonne part dans le mal. n

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