‹ La musique aux Pays-Bas avant le XIX ̊siècle. Documents inédits et annotés. Compositeurs, virtuoses, théoriciens, luthiers; opéras, motets, airs nationaux, académies, maîtrises, livres, portraits, etc.; avec planches de musique et table alphabétiqueChapitre 43 sur 60 · VI. Allegro, en ré, 2. — Rondeau, en ré · texte numérisé non relu

VI. Allegro, en ré, 2. — Rondeau, en ré

Ces petites sonates sont écrites à deux parties, avec facilité, avec spontanéité. Elles n*oflrrent rien de rebutant dans Texécution, hormis le n^ 6, qui présente quelques traits rapides, mais ne dépassant guère la portée aisée des sonatines de Clémenti, avec lesquelles d*ailleurs elles ont plus d'un point de conformité. Nous donnons, à titre de spécimen, le début de Tandante gratioso de la sonate IV. Dans tout le reste, la main gauche n'exécute que des batteries.

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Un opus I, qui pourrait bien être celui dont parle Félis, est mentionné, souxS la rubrique : « Sonates pour le clavecin oir le piano-forté, » dans le catalogue de Van Ypen et Comp! à Bruxelles, lequel catalogue date de 1776. Établi ii Paris, Neveu y prend l'allure frivole des amateurs de salon, et y compose pour le clavecin une série de petits recueils d'ariettes si à la mode alors. Nous avons sous les yeux le premier de ces recueils, dont le titre est :

7° Pot'pouii pour le clavecin ou le forti-pianOy dédié à Mademoiselle de St-Cyry par M. Neveu. Gravé par Le Roy; prix : 3 liv. — A Paris, chez M. De Roullede de la Chevardière, rue du Roule, à la Croix d'or. In-f» obi. de 13 pages.

Suit une dédicace en vers :

Kadbmoisellb,

C'est k vous que Je dois rhommage

D'un art que vous embellisses ;

Mes timides efforts sont bien récompensés.

Si ma jeune écolière accueille mon ouvrage.

Vous plaire est à mes yeux le succès le plus doux ;

Enfisint du dieu des arts, je marche sur ses traces.

Toujours Apollon fut jaloux

D'être couronné par les Grâces.

Le recueil comporte les airs en vogue : Gentille BoulangèrCy le Banquet de Romarin, Faut attendre avec patience, la Petite Thérèse, J'avaiségaré mon fuseau. Amusez-vous jeunes fillettes, le Navigateur (romance), la Petite Thérèse, le Carquais de r Amour, le Cordon, le Mot pour rire. Sans un petit brin d'amour, ta Bonne aventure, le tout précédé d'une sorte de ritournelle, qui sert, en même temps, de conclusion au recueil. Tout cela est bien faible.

VERHEYEN (Pierre), compositeur de musique, né à Gand, au milieu du siècle dernier. Cet artiste est particulièrement connu pour sa musique d'église. Nul ne savait jusqu'ici l'existence de pièces pour orgue et pour clavecin ou piano émanées de sa plume. Ce fut donc une vraie révélation pour nous, quand nous parvînmes à mettre la main sur un cahier M. S. du maître, ayant, sur l'étiquette de la couverture, l'inscription : Sept différentes pièces pour Vorgue ou piano, par P. Verheyen. Au titre de la première page, on lit : Deux andante et quatre allegro composés exprès pour unorguejusqu'au ré, quatrième octave, par P. Verheyen ; 1815. Tout le cahier comprend les pièces suivantes :

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