Allégretto : « Monsieur de la France
9. Andante : ariette du Mariage de Figaro. 40. Air de Tarare.
Suit un Recueil d*ariettes d'opéra arrangées pour le clavecin, par P. Verheyen. En voici le contenu :
i. Trio de C Amant statue; 2. Air de la Dot; 3. Air d'Alix et Justine; 4. Air de Biaise et Babet; 5. Air du Droit du seigneur; 6. Air d'Azémia; 7. Air du Comte d'Albert 8. Air de Benaud d'Ast ; 9. Air de l'Épreuve villageoise: 10. Air de la Caravane; il. Air de BichardCœur de Lion; 42. Air dQRicliard; 43. Air du Corsaire; 44. Air du Droit du seigneur ; 45. La danse du Droit du seigneur ; 46. Air du Droit du seigneur ; 47. Air des Deux Savoyards; 48. Air
d'Alix et Justine; i9. Y^udevWXe de Biaise et Babel \%. Ariette de Richard Cœur de Lion ; il. Vaudeville des Deux Savoyards.
Tous ces airs sont d*une exécution fïicile ; ont-ils vu le jour par voie dimpression (1) ?
RCKSER (Valentin), compositeur pour le clavecin, au siècle dernier. D'après Fétis, Valentin Roeser était a un clarinettiste allemand. » Les œuvres que Fétis cite de lui, l'autorisent à faire cette supposition. Toutefois, à en juger par la dédicace et Fimpression des sonates que nous connaissons de Tartiste, celui-ci a dû séjourner en Hollande, peut-être en Belgique, et y donner des leçons de son instrument favori. C'est à ce tîti^e qu'il figure ici. On a de lui :
Six sotiates pour le piano forte ou le clavecin^ avec accompagnement iun violon^ composées par Valentin Roeser, œuvre JiT*, dédiées à Monsieur Jean-Georges Matthees, par D. L. Van Dyk^ sur le Réguliers Gracht^ à Amsterdam. Prix : fl. 3-10. In-i^ de 13 pages pour le cembalo. Encadrement gracieux au frontispice.
Les sonatines sont charmantes, autant par leur élégante tournure que par Tattrait piquant des harmonies. Les idées sont petites, courtes, faciles, mais la façon dont elles sont présentées leur donne de Tintérét.
Le début de la sonate II s'effectue comme suit :
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(i) Oalre la notice que Van Duyse a consacrée au compositeur gantois, ii fatal citer l'opuscule: Un mot sur PierreVerheyen.—GsLnd^G, De Busscher et fils, sans date, in-8o de 8 pages. Nous avons fait connaître, au tome HI de cas
Ce début,assez heureux, est repris, àla deuxième période, ainsi :
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Chaque sonate porte un titre, et même deux :
i^ La Jeannette; ^ La Prière; 3^ La Pensive; la Badine : 4o La Sicilienne, la Sauteuse; ^ La Précieuse, la Lutine; &> Deux Polonaises : l'Engageante.
Roeser a arrangé pour le clavecin les ouvertures de LaurettCj de MyrtUe et Lycoris et de FOlympiade^ citées dans le catalogue Van Ypen de 1776. Le même catalogue comprend encore un Recueil de Duos ainsi qu*un Recueil de douze Ariettes, composés par Roeser pour le clavecin. L*œuvre 10* etiP de Roeser sont marquées au catalogue Boyer, sous la rubrique : <k Sonates de clavecin. » Elles consistent chacune en six sonates et six ariettes. L'œuvre iO° est-elle une réimpression de celle de Hollande?
ANDRÉ (Charles-Louis-Joseph), organiste de la métropole de Malines. Avec cet artiste, on entre de plein-pied dans répoque moderne. Il est assez connu qu'André naquit à Ath, le 23 février 1763. Devenu prêtre, il remplit les fonctions d'organiste à la cathédrale précitée. Il fut condamné, en 1797, à la déportation et rélégué à l'île d'OIéron, d'où il ne revint qu'après le concordat de 1801. En 1803, il fut nommé chanoine honoraire, et, en 1816, aumônier à
recherches, la cantate que Verheyen mit en masique, pour une cérémonie de prise de voile ^ l*hôpilal d'Âudenarde,en 1786. H Vander Haegben mentionne, k son tour, au tome VI de sa Bibliographie gantoise^ un divertissement lyrique, écrit en 1788, par le même musicien. Une bonne biographie du maître flamand est encore à faire.
Malines. Il y mourut le 8 avril i839 (1). Un artiste français, nommé Carpentier ou Charpentier, fut son maître, et, à une époque que nous ne pouvons désigner, mais qui fut toujours antérieure à 1797, Tarchevêque de Malines l'envoya à Paris, pour se perfectionner dans Tart de jouer de l'orgue. A son tour, il forma un élève de talent, Corneille Tuerllnckx, de Malines, qui a été cité précédemment ici, et qui augmenta de nombreux exemples le manuscrit des Fondements de la basse continue, que son professeur avait composé pour enseigner les principes de Tharmonie.
L'ouvrage dont la description va suivre, appartient, de plein droit, à notre cadre, puisqu'il est dédié au cardinal de Franckenberg, lequel, comme on sait, fut déporté, par le directoire exécutif, le 9 octobre 1797. D'ailleurs, on l'a vu, son protégé subit le même sort, à pareille date.
Trois sonates pour le piano-forté ou harpe concertante avec un violon^ dédiées à Son Éminence Monseigneur le cardinal de Franckenberg et SchelUndorfyarchevêque de MaUnes, pnmat des Pays-Bas, grand'croix de l'ordre de Sl-Étienne roi d' Hongrie, conseiller intime et actuel de Sa Majesté F Empereur et Roy, par l'abbé André, osuvre II, prix 9 liv. — A Bruxelles, chez Godefroy, et chez Zann, rue de la Madelaine, et chez Barbieri, rue de l'Ëtuve, n» S. Gravé par Barbieri. Grand in-4'', de 44 pages pour la partie de clavecin.
La dédicace porte les lignes suivantes :
Monseigneur, aux vertus pastorales les plus éclalantes, vous savez réunir un goût exquis pour les Arts. Je dois à la générosité de votre Éminence, et tout le talent que i*ai pu acquérir, et tout le progrès que j'ai pu faire. Dans Thommage que j*ai Thonneur de vous présen* ter, le public, Monseigneur, reconnaîtra le tribut de la reconnoissance la plus naturelle, et y applaudira. Puisse votre Éminence étrecon-
(1) PiRON, Algemeene Levembeschrijving, otc. Nous voyons ailleurs 17S5, pour la naissance du musicien. Nous croyons devoir nous en tenir, ]usq\i*i dëmonstraUon du contraire, au témoignage de Piron, qui est généralement eiact, pour tout ce qui concerne la biographie belge moderne.
vaincue de sa vivacité et de sa constance ! Vos droits. Monseigneur, y sont imprescriptibles. Je suis avec le plus profond respect. Monseigneur, de votre Ëminence,
Le très-humble et très-dévoué serviteur, L*abbé André.
La division du recueil est ainsi formulée :