L'ORGUE ET SES MAITRES. '"J
Ornelbuch, le Fundamentbuch von /fans von Konstans el les tablatures de Kleber et de Kotler. Mais la plus ancienne de toutes ces tablatures, qui nous ait été conservée, se trouve en Angleterre ; elle date du xivc siècle, c’est-à-dire d’un siecle avant le Fundamentum organisandi de Paumann(i45~), elle consiste en une série de pièces pour orgue et d’ « intervolatures », c’est à-dire d’adaptations d’œuvres vocales à 1 orgue.
Comme nous l’avons déjà vu, les premières pièces instrumentales ne furent, pour la plus grande partie du moins, que des adaptations des morceaux de chant aux instruments ; il en fut pour 1 orga.e de même que pour les autres instruments. Ce lut l'honneur de l’école vénitienne de constituer une musique d’orgue indépendante. Les organistes de Saint-Marc furent les hardis promoteurs de cette innovation, et parmi eux Claudio Merulo, né en 1533 à Correggio, mort en 1604 à Parme, eut le mérite de « créer un style d’orgue, convenant aux ressources de l’instrument ». Le rèle des deux Gabriel! ne fut pas moins brillant. Nous possédons d’Andrea Gabrieli d'intéressantes /ntonasioni d'organo , très courtes pièces dans les différents modes ecclésiastiques. Giovanni Gabrieli lait œuvre plus remarquable, surtout dans ses Intonations où, pour la première fois, l'accord est traité véritablement en accord ; et ainsi, c’est dans la musique d'orgue qu’au commencement du xvn* siècle se constituent tout d’abord lamonodie et l’harmonie. Giovanni Gabrieli a encore écrit de très curieux Canzoni , morceaux pour l’orgue en style fugué, mais pas encore avec celte sévérité
la musique INSTRUMENTALE.
de développements thématiques que l'on rencontre chez Bach et chez Hændel. A cette époque, on emploie toutes sortes de beaux noms pour désigner les compositions pour orgue : Fantaisies, Contrepoints, Intonations, « Ricercari », « Toccati » Passacaüles, et la plupart du temps tous ces titres dillerenls ne désignent qu’une seule et même chose.
Ce fut Frescobaldi, le plus célèbre organiste dahendu xvn' siècle, né à Ferrare en 1583, mort à Rome en 1644, qui contribua surtout au développement de la fugue. Il déploya son activité musicale principalement à Rome, où sa réputation attirail souvent autour de lui jusqu’à 30.000 auditeurs.
1 se fit un nom comme compositeur; mais son véritable mérite réside moins dans la valeur intrinsèque de ses œuvres que dans le progrès rapide qu'il fit accomplir à la technique du jeu de l’orgue et aussi dans la fécondité de son enseignement! bes élèves les plus remarquables furent Johann Kaspar Kerll, maître de chapelle à Munich (mort en 1093), et Jacob Froberger, organiste de la cour a Vienne (mort en 1GG7). Nous voici déjà en Ailemagne, où la musique d’orgue devait atteindre son plus haut point de développement.
lout d abord nous mentionnerons rapidement la glorieuse école anglaise d’orgue dont les représentants furent attachés, les uns à des églises publiques, les autres à la chapelle royale (ceux-ci en qualité de virginalistes et d’organistes). Ilss’appellent : l'abbé Digon (mort en 1509), Fairfax (né en 1400), Tye (mort en 1572), Morlev (mort en 1004), John Bull (mort en 1028). RVrd (mort en
LORGUE et SES MAITRES.
1G23) que Fétis considère comme « le Palestrina ou
""ï lu x„, « et au commencement <lu avili', une brillante ^ d qui traitèrent l'orgue un peu dans le
de correction, d élégance ei ut; e nift~
rappeler les "“^^aÏT de François
crpeTn ’de n2s de Grign, (10T1-*TO3) q«i
! Hissé des Pièces d’un charme et d une dehnous a laisse des P Jacques Boyv.n,
catesse rares, d André naisuu,
de Louis Marchand.
Mais revenons à l'école allemande.
uT élZ dezarlinoetde Gabriel!, le Néerlandais JanPICers Sweelinck, servit de trait d un, en
entre l'Italie cl 1 '*“'^1 ‘ffcoaslitua
pn Ifi‘->1 il fut organiste a Amsierudi ,
déSement I. fugue d'orgue.
tiennent les g ° Heinrich Scheidemann
Pràtorius (mort en tooi), ; •
(mort en 1063), Adam Reinken (mort en 1 - U), qu " ' ont o Hambourg, et Samuel Scheidt (mort en
vécurent a lianmoui 0, , • Spheidt,
1654), un des trois grands « Sch >^che n , bc^ ’
mort en 1707), acquit une grande i ôputaltoa I ubeck tandis que son collègue bavarois Johan Pachelbel mort en 170(3) n’était pas moins admire t Nuremberg, et que l’Alsacien Georges Mufla (mort en 1704) remportait de brillants succès al iour de 1’ véque de Passau. Si, déjà, les œuvres de Frobergœr présentent un certain caractère cosmo-
la MUSIQUE instrumentale Paris i étéraévede ‘ 1 ''en,J<lnl son "«J»'"- «
générations jouèrent dans Ip m 4 ^ Slx
••ÔJe des plus importants. I, l E,senach’ où son père était organiste de ?
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grande messe en si mineur, qui, avec la /v ,!• ,d •<e/0” Mathieu, est l’œuvre h nL