La musique espérantiste
Les not ions musicales que nous exposons en faveur de VEspéranto , ne forment pas un système qui puisse fausser la musique. Auprès de cette science expressive et civilisatrice , notre théorie sera seulement positive et presque insuffisante. Notre art n’est qu'un moyen auxiliaire , imité d'une langue aux ressources grandioses et bienfaisantes.
L'invention de la musique est ancienne. JSous la retrouvons aujourd'hui dans tes harmonieux résultats que l'expérience transmet d'âge en dge . Si nous en r appelons les causes , elles produiront des effets différents de ceux que nous leur supposons , parce que les conditions primordiales ont subi des changements considérables . Le secret de notre découverte consiste dans l'application des mêmes préceptes à bonne intention.
Pour avoir Vintelligence de notre ouvrage , nous avons recherché les expressions usitées et les formes qui sont admises dans la pratique. Les règles sont le fondement de la vraie musique. Heureux de simplifier , nous nous gardons d’innover à l'excès.
La Musique Espérantiste , n ayant pas la finesse de la musique française , peut en abandonner quelques significations.
Dans ce traité, nous adoptons en principe la notation ordinaire; aucun signe ne nous semble superflu. Si
nous avons cru devoir supprimer les croches triples et quadruple s, ainsi que les soupirs corr espondants, c'est parce que la courte durée de ces deux sortes de signes échappe souvent, même aux oreilles exercées. Ils présentent une corrélation avec la ronde et la pause , dont la détermination serait moins précise sans la mesure.
Nous concluons de ce qui précède, qu'il ne faut pas altérer la musique. Les expressions que nous n avons pas reproduites ne pouvaient avoir leur place dans notre ouvrage abrégé.