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CHAPITRE I

La Musique Espérantiste esl un langage sentimental représenté par les sons. Ce langage n’est pas original. 11 résulte de toutes les productions des compositeurs. La Musique Espérantiste est plus mesurée, mais n’a pas la gracieuse souplesse de la Musique ordinaire. Elle n’en a ni la finesse, ni l'étendue, ni l’idéale perfection. Mais elle est remarquable par sa précision et sa sonorité. Son génie musical la rend plus perceptible. Elle n’exige pas des oreilles musiciennes. Son but est de reproduire les airs populaires. N’ayant pas la valeur de la Musique moderne, elle laisse à nos grands maîtres la gloire de leur bel œuvre.

On dil (pie l’art n’a pas de patrie. Si celle proposition est vraie, c’est à la Musique Espérantiste que nous devrons l’appliquer. En adoptant les principes admis par les compositeurs, elle est sûrement internationale.

Le son est une impression que communique à l’oreille la propriété vibratoire de l’air. Quand nous écoutons un morceau de musique, nous distinguons plusieurs éléments, savoir : le timbre, l’intensité, le mouvement, la mesure et l’intonation.

Le timbre est le caractère du son. Il se rapporte à la forme de cohésion.

L’intensité consiste dans la force des sons, qui peuvent être loris, doux ou faibles. Chaque mesure a ses degrés. Cette observation s’applique au mouvement, qu’il soit lent, vif, ou modéré.

La mesure sert à déterminer la durée d’un morceau de musique. Elle le divise en parties égales, La mesure est prise pour unité. C’est un pécieux moyen d’exécution.

L’intonation est l’élévation variable des sons : les uns seront aigus, les autres graves.

Les instruments jouent à l’unisson lorsqu’ils font entendre ensemble le même son. La suite des sons est une mélodie. Un accord est l’union agréable de plusieurs sons. L’harmonie est une suite d’accords.

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