COMPLEXITÉ DES VIBRATIONS
la façon dont elle se comporte lorsqu'elle est sectionnée par un léger contact en deux ou plusieurs segments vibrant séparément.
Dans le premier cas elle produit un son unique, dit son fondamental, dont la force dépend de Tamplitude des vibrations, et qui ne peut varier qu*en raison de la longueur, de la grosseur, de la tension ou de la densité de la corde; dans le deuxième cas nous la voyons se subdiviser et faire entendre de nouveaux sons, ses harmoniques, qui exigent des vibrations 2 fois, 3 fois 10 fois
plus rapides.
Ce qu'il faut comprendre maintenant, c'est que jamais une corde ne vibre dans sa forme la plus simple, mais quli son grand mouvement général s'adjoignent toujours plus ou moins des mouvements partiels. Il est même vraisemblable que les mouvements partiels sont les premiers provoqués, et qu'en s'additionnant ils engendrent le mouvement général dont seul nous avons la perception nette. C'est dire qu'on n'entend jamais un son absolu^ ment pur, mais toujours un son accompagné de quelquesuns de ses harmoniques (sons concomitants).
Si notre oreille ne les distingue pas, c'est uniquement par manque d'habitude et parce que l'attention n'est pas appelée sur ce point ; mais leur existence ne peut être mise en doute, bien qu'il soit assez difficile de s'en rendre compte d'une manière directe
Avec beaucoup d'attention, une oreille exercée arrive pourtant à distinguer ceux des sons partiels qui ne sont pas en rapport d'octave avec le son principal*, c'està-dire sur la note V^ m les harmoniques impairs
; le piano et l'harmonium se prêtent assez-