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POSITIONS

Remarquer dans ce tableau que les suppressions portent le plus souvent sur le 2"® degré, c'est-à-dire sur la note la plus insignifiante, soit comme tonalité, soit comme modalité.

On voit que le principe est bien simple en lui-même : pour les redoublements, on doit choisir les notes qui ont le plus d'importance, soit dans le ton, soit dans l'accord : les notes tonales, ou la fondamentale (basse de l'accord à l'état fondamental}; pour les suppressions, au contraire, les notes qui ont le moins d'importance, ou celles qui caractérisent le moins l'accord : un accord de neuvième dont on supprimerait la neuvième deviendrait un accord de septième ; un accord de septième auquel on enlèverait «a septième ne serait plus qu'un accord parfait.

acc.de S"* ace. de 7™* ace. parf .

Le redoublement ne peut donc porter que sur une note déjà prépondérante; la suppression ne doit s'appliquer au contraire qu*à une note d'importance secondaire , qui sera facilement sous-entendue, devinée en quelque sorte par l'auditeur.

Tous ces accords, qu'ils soient fondamentaux, renversés, complets, incomplets, avec redoublement ou avec suppression, peuvent affecter une quantité innombrable de positions diverses, c'est-à-dire que les notes qui les composent peuvent être interverties au gré du composteur, à l'exception toutefois de la basse, qui doit toujours occuper la partie grave, sans quoi on se trouverait en présence, non plus d'un changement de position, mais d'un renversement.

Voici un accord parfait : ^ ^ .

De quelque façon qu'on arrange ses notes, qu'on en

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redouble, supprime, qu'on en transporte à une octave ou à une autre,

" " ■! Il .. n nTT:S=xi

etc.

n H II 11 liane

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H H 11 H ■« H H H kl W H IJ-TT-

li 11 11 TT

il ne cesse pas pour cela d'être l'accord parfait majeur d'ut; mais qu'on vienne à déplacer sa basse, qu'on en fasse ceci :

OU cela : par exemple,

c'est tout autre chose: l'accord change alors de caractère et de nom, il devient l'un de ses renversements, et réclame un nouveau chiffrage.

Ceci me conduit à expliquer ce qu'on entend en harmonie par le chiffrage des accords.

C'est un système abréviatif, d'ailleurs très incomplet, qui consiste à n'écrire en notes que la basse de l'accord, et à représenter les autres sons par certains chiffres ou signes de convention.

D'un emploi général de la fin du xvi® siècle au commencement du xviii®, il n'est pas invraisemblable qu'il ait eu pour inventeur Vincent Galilei, père du célèbre Galilée, lequel vivait vers 1550 et composait de la musique. Après avoir longtemps servi à noter, avec une insuffisance déplorable, des partitions entières, comme au temps de Rameau, qui croyait l'avoir perfectionnée, la basse chiffrée fut conservée par l'école italienne pour l'accompagnement des récitatifs, consistant alors près-

CHIFFRAGE

que exclusivement en accord^ plaqués. Actuellement, elle n'est plus guère connue que des harmonistes, auxquels elle rend des services réels comme écriture abrégée, sommaire, et surtout comme procédé d'analyse.

Voici ce système dans toute sa simplicité.

Tout chiffre posé sur une note de basse, représente d'abord l'intervalle numériquement correspondant , et en même temps que lui, un accord dont il doit nécessairement faire partie, les autres notes restant sous-entendues ; en cela réside la convention. — Un signe d'altération, placé à gauche d'un chiffre , agit sur lui comme sur une note de musique. Isolé, il représente toujours une tierce altérée. — Un chiffre barré indique un intervalle diminué.

Une petite croix, précédant le chiffre, désigne la note sensible. — Isolée, elle s'applique à la tierce.

Une ligne horizontale s'étendant à la suite du chiffre, sur deux ou plusieurs notes consécutives, fait savoir que l'accord précédemment émis doit être maintenu. On l'appelle souvent ligne de prolongation. — Le zéro, enfin, représente, selon qu'il est employé seul ou associé à d'autres chiffres, soit le silence complet, soit la suppression d'une note de l'accord. — On emploie toujours le moins de chiffres possible, ce qui est logique, puisqu'il s'agit d'une écriture abréviative, d'une sorte de sténographie harmonique, si incomplète qu'elle soit.

Donc, l'accord parfait se chiffre par un 3, un 5 ou un 8. (Quelques auteurs ne le chiffrent pas du tout, ce qui est encore plus simple.) Quand sa tierce est altérée, l'altération seule suffit, la quinte juste est sous-entendue, ainsi -que le redoublement s'il y en a un.

Signification des chiffres.

Basse chiffrée.

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HT

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cf s* di^ii^« des accords i , T.i^- ses i^oTcrsernentsse chïfe ^^t ;c* preteJenls,

,? quii pairf* jjmaiï exister de fausse iaterprélation : i.ord parce que les degrés sur lesquels ils sont placés liquenl leur oalnre. leur origine, puis parce que les siïB d'alt«ratioD foui connaître clairement, s'il y a lieu, intervalles qui les composent.

^'accord de septième de dominante se chiffre ' , ce qui ique que la tierce en est note sensible; ses r

CHIFFRAGE

ments, ^, quinte diminuée et sixte; +6, sixte sensible; 4.4, triton :

nâ:

Ici rintervention des altérations est inutile, chaque accord ayant ses chiffres et signes caractéristiques.

L'accord de septième de sensible, et l'accord de septième

mineure et quinte diminuée, formés d'intervalles semblait fi blés, se chiffrent tous deux «; leurs renversements, '^'g,

quinte et sixte sensible ; +q» triton avec tierce majeure;

■^«^, seconde sensible, pour le premier :

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