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DIAPASON

au-dessus, ce qui serait si les verges suivaient la loi des cordes tendues, mais un son situé deux octaves au-dessus, Vut de 4,138 vibrations.

Il va sans dire que l'épaisseur de la lame exerce aussi une action; en ce cas on peut considérer que le nombre des vibrations est en raison directe de l'épaisseur du corps vibrant.

La plus importante application du principe des verges vibrantes est le diapason, instrument donnant un seul son fixe, unique et à peu près invariable, et dont on se sert pour mettre d'accord entre eux les divers éléments de Torchestre.

Théoriquement, le diapason est une verge d'acier fixée au milieu, qui est par conséquent un point nodal, et libre à ses extrémités. Son mode de vibration le plus simple est donc représenté ainsi (fîg. 23] :

Fig. 23.

un nœud au milieu, un ventre à chaque bout, deux demisegments vibrants, donc, son fondamental. (L'analogie avec le tuyau ouvert est remarquable). La figure 24 ciaprès fait bien comprendre comment ce barreau peut être courbé et amené à la forme usuelle sans que son système vibratoire en soit altéré.

Il est facile d'obtenir d'un diapason qu'il écrive lui-même l'histoire de ses vibrations; il suffît pour cela d'armer une de ses branches d'une petite pointe telle qu'une aiguille, ou l'extrémité du bec d'une plume d'oie, qu'on fixe avec une gouttelette de cire, et de le promener doucement, après l'avoir excité, à la surface d'une plaque de verre recouverte de noir de fumée. Il y tracera, non pas une ligne

2fi ETUDE DU SON MUSICAL

droite, mais une ligne sinueuse, qui n'est autre que la représentation graphique de ses vibrations (fig. 25).

Efl raison des lois qui régissent les lames vibrantes, Y V plus un diapason est

grand et plus ses branches sont grosses, plus le son est grave; donc, pour hausser le ton d'un diapason il suffit de limer ses branches de façon à en diminuer la hauteur; pour le baisser il faut en dî-

Poui des expériences de physique, on constiniit des diapasons de toutes grandeurs et dans tous les tons. Celui qui sert d'étalon pour les orchestres et les facteurs d'instruments est encore n d'être le même dans tous les pays; en France, depuis , l'année 1859, on a adopté officiellement, sous le nom de

fig, la. diapason normal, le/a-A-=^=

de 870 vibrations simples. C'est d'après ce chiffre que sont calculés tous les nombres de vibrations dans le courant de cet ouvrage.

Les instruments employés en musique obéissent tous aux lois que nous avons précédemment étudiées ; le classement suivant montre à laquelle de ces lois chacun d'eux en particulier.

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