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VI VI
Le sens est affirmatif, concluant. Il est à remarquer que la cadence parfaite est constituée par les deux principaux accords générateurs du ton, ceux du cinquième et du premier degré. Si on les faisait précéder de celui du quatrième degré (ce qui a lieu dans ce qu'on appelle les formules de cadences, qu'on verra prochainement), elle n'en serait que plus complètement conclusive.
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IV V
IV V
chacun des sons de la gamme étant représenté, dans ce groupe d'accords, justement selon son degré d'importance relative :
CADENCES 313
La ionique trois fois ;
La dominante trois fois ;
La soua-dominante deux ou trois fois (selon qu'on emploie Tac-
cord 5 ou l'accord ' ) ;
La médiante \
La sus-dominante > chacune une seule fois ;
La note sensible )
La sus-tonique une seule fois, ou pas du tout.
C'est de là que résulte le caractère spécial, et particulièrement satisfaisant, de la cadence parfaite; elle vient en quelque sorte tout résumer, et conclut définitivement, après avoir fait entendre une dernière fois l'ensemble des notes constitutives du ton (tout en conservant à chacune d'elles le rang de prépondérance qui lui convient), sur un accord formé lui-même de ce que la gamme contient de plus pur et de plus naturel, des meilleures consonances, les premiers et les plus simples des sons harmoniques, sur l'accord parfait.
Elle justifie donc bien son nom de cadence parfaite ; et si on étudiait de même les autres espèces de cadences, on verrait que l'impression qu'elles produisent sur nous est tout aussi facile à analyser, et résulte simplement de la façon dont sont agglomérés les sons qu'elles contiennent.
Mais ceci est une digression. Pour en revenir à la cadence parfaite, constatons qu'elle est formée par deux accords fondamentaux, l'un du cinquième degré, l'autre du premier, et que le mouvement de la basse peut indifféremment être ascendant ou descendant; c'est, ici, tout ce qu'il nous en faut savoir.
Une autre cadence à caractère conclusif, parce qu'elle aboutit aussi à la tonique, c'est la cadence plagale ; dans celle-là, la basse se meut, soit en montant, soit en descendant, du quatrième au premier degré, tous deux portant accord parfait.
Lavignag. — La Musique. 18
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