IV I
Elle a un sens un peu moins affirmatif que la précédente, selon le goût moderne, parce qu'elle ne contient pas la note sensible, que notre oreille est habituée à rechercher comme guide vers la tonique. Aussi, dans la musique actuelle, il est rare qu'elle soit employée autrement qu'à l'extrême fin du morceau, ou au moins d'une longue période, et précédée de la cadence parfaite, qu'elle vient seulement compléter et affirmer. C'est principalement dans la composition religieuse , dans le style large et pompeux, que son usage s'est conservé comme une sorte de parachèvement du sens musical. C'est comme le sceau après la signature.
Si l'on intervertit l'ordre des accords de la cadence parfaite, et qu'au lieu de : « dominante tonique, » on dise : « tonique dominante, » il est tout naturel que le sens luimême se trouve renversé, et d'affirmatif devienne interrogatif. C'est ce qui a lieu dans la cadence à la dominante, dont voici la forme classique :
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