Le temps fort est toujours en consonance
2. — Le temps faible peut être en consonance ou en dissonance.
3. — Les dissonances ne peuvent jamais être employées que par mouvement conjoint avec la note qui les précède et celle qui les suit, c'est-à-dire comme notes de passage ou comme broderies (dissonances de retour).
4. — Les octaves et les quintes consécutives sont défendues entre deux temps forts et entre deux temps faibles, même par mouvement contraire.
5. — On tolère entre deux temps faibles deux quintes dont Tune est diminuée, surtout si c'est la deuxième.
6. — On doit tenir compte du caractère attractif de la quinte diminuée et de la quarte augmentée, quand elles apparaissent (comme notes de passage).
7. — Les deux parties ne doivent pas se trouver en rapport de seconde, surtout de seconde mineure, sauf en cas de broderie *.
8. — On doit faire rarement usage de l'octave, et ne pas répéter les notes.
9. — L'usage est de commencer par une demi-pause, suivie de l'octave, de la quinte ou de l'unisson.
10. — L'avant-dernière mesure doit contenir la note sensible précédée de la sus-dominante, si le contrepoint
1. II est bon aussi, quoique en général les traités n'en fassent pas mention, d'éviter les contours mélodiques de ?"'• et de 9"»* en trois notes par mouYement direct, avec les restrictions indiquées ci-dessus au chap. Harmonie. {V. p. 261.)
GRAMMAIRE DE LA MUSIQUE
est dans la partie supérieure, et de la dominante lorsqu'il occupe la partie la plus grave. La dernière mesure est nécessairement une octave, en ronde.
(Dans plusieurs espèces, il existe ainsi une formule terminale imposée.)
CD
~TT
Troisième espèce, — Quatre notes contre une.
La partie donnée restant invariablement en rondes, il s'agit de l'accompagner au moyen de quatre noires.
1. — A part le temps fort, qui ne peut recevoir qu'une consonance, on est libre d'employer à volonté des consonances ou des dissonances, pourvu toutefois que ces dernières procèdent par mouvement conjoint, et puissent être analysées comme notes de passage ou broderies.
2. — Les octaves et les quintes par mouvement direct ne sont permises que séparées par quatre notes au moins, pour celles par mouvement contraire, on peut à la rigueur se les permettre après une ou deux noires.
3. — Deux quintes dont la deuxième est diminuée sont suffisamment séparées par une noire.