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THÉORICIENS FRANÇAIS

notes, et divers termes de convention les formes rythmiques les plus usuelles.

Cette méthode a été appliquée avec succès à l'instruction primaire musicale d'orphéonistes, mais elle ne peut en aucun cas dépasser les limites de l'enseignement élémentaire.*

Galin a eu pour collaborateurs Paris et Chevé, et il existe encore des cours dits Galin-Paris-Chevé.

Savart (Félix) (1791 f 1841), né à Mézières.

Savant physicien, dont les recherches furent surtout dirigées vers les phénomènes sonores, et auquel on doit de nombreuses découvertes en acoustique et en physiologie; il fut le premier à expliquer d'une façon satisfaisante le mécanisme de la voix.

Lebome (1797 f 1866), né à Bruxelles.

1" prix de Rome en 1820, après avoir été élève de Dourlen, Berton et Cherubini; il fut professeur de solfège, puis de composition, au Conservatoire, où il a formé des élèves remarquables.

Barbereau (1799 f 1879), né à Paris.

1" grand prix de Rome en 1824, élève de Reicha, auteur d'un Traité de composition et d'autres ouvrages d'une valeur aussi incontestable qu'incontestée.

Il fut le professeur ou le conseiller de la plupart des compositeurs les plus célèbres de son vivant, nos grandes gloires nationales actuelles, qui attachaient la plus haute importance à ses avis, et il occupa la chaire d'histoire de la musique au Conservatoire de 1872 à sa mort.

Il faut voir en lui un de nos plus purs esthéticiens, un savant d'érudition profonde, un modeste jusqu'à l'excès, auquel notre école doit une profonde et reconnaissante vénération.

Bienaimé (Paul-Émile) (1802f 1869), né à Paris.

Elève de Dourlen et de Fétis.

Professeur d'harmonie et accompagnement au Conservatoire en 1828; auteur de plusieurs ouvrages didactiques, parmi lesquels il faut citer : 50 Leçons d'harmonie pratique,

Kastner (Georges) (1811 f 1867), né à Strasbourg.

Musicologue érudit, membre de l'Institut et de nombreux corps savants, il a laissé plusieurs ouvrages volumineux, pleins de recherches et de documents très intéressants à consulter sur tout ce qui touche la musique de près ou de loin : Traité d'instrumentation et d'orchestration. Manuel de musique militaire, la Harpe d'Éole et la Musique cosmique (études d'acoustique), les Voix de Paris, les Sirènes, la Parémiologie musicale de la langue

française (explication des proverbes ou locutions tirés de la musique), la Danse des morts.,, et plusieurs autres, tous curieux et profondément instructifs à consulter pour les chercheurs, qui y trouveront toujours quelque chose de nouveau et d'imprévu.

Il a aus^ beaucoup composé, mais ses œuvres, dont j'ignore la valeur, ne paraissent pas avoir appelé l'attention.

Savard (Augustin) (1814 f 1881), né à Paris.

Successivement professeur de solfège et d'harmonie au Conservatoire, il a laissé, dans ces deux branches de l'enseignement, des ouvrages très estimables, qui sont encore consultés.

LeCouppey (1814f 1887), né à Paris.

Enseigna successivement le solfège, l'harmonie et le piano au Conservatoire ; dans ce dernier enseignement, il a réellement fait école et formé des élèves de la plus haute valeur, en nombre considérable.

Je clos cette série par le nom d'un éminent musicologue, véritable bénédictin de l'histoire de la musique, qui a bien voulu me permettre de rechercher, dans ses inépuisables collections de documents, bon nombre de dates nécessaires à la confection de cet ouvrage.

Pougin (Arthur) (1834), né à Châteauroux.

Elève de Guérin, Bérou et Alard pour le violon, de Lhôte et de Reber pour l'harmonie; fut d'abord violoniste dans divers orchestres, et en dernier lieu à l'Opéra-Comique, puis se consacra à la littérature et à la critique musicale. Je ne puis citer que quelques-uns de ses principaux ouvrages.

Supplément et Complément à la Biographie universelle des musiciens de Fétis ; Dictionnaire historique et pittoresque du théâtreet des arts qui s'y rattachent ; les Vrais Créateurs de l'opéra français^ l'Opéra-Comique pendant la Révolution; diverses biographies, parmi lesquelles : Boïeldieu, Bellini , Albert Grisar, Adolphe Adam, Verdi, Méhul, Rameau, Viotti, etc.

Tous ses écrits sont basés sur des recherches sérieuses et consciencieuses, exempts de parti pris, et dignes de la plus complète confiance.

Les plus grands progrès de la facture instrumentale, dans ces derniers siècles, sont dus à :

Taskin (Pascal) (1730 f 1793), facteur de clavecins, né à Liège. Ses instruments, très appréciés en leur temps, sont aujourd'hui fort rares et très recherchés des collectionneurs.

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