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CHEF HABITUEL DOUBLURE

Ouvrages nouy. ou de Wagner, Taffanel Mangin.

Ouvrages du répertoire Madier de Montjau. Taffanel.

Ballets Madier de Montjau. Mangin.

Ouvrages précéd. les ballets. . Mangin M. de Montjau.

Taffanel (Paul) (1844), né à Bordeaux.

Elève de Dorus et de Reber.

C'est après avoir été pendant vîngt'six ans flûtiste à l'Opéra (depuis 1864) qu'il s'y est vu nommer cbef d'orebestre, en 1890.

C'est après avoir été pendant uingi-cinq ans flûtiste à la Société des concerts (depuis 1867) qu'il y a été élu chef d'orchestre, en

Aussi ce double répertoire lui est-il familier.

Incomparable flûtiste, il a fondé en 1879 la Société des quintettes pour instruments à cent, dont les programmes, quoique tournant dans un cercle nécessairement limité, sont pleins d'intérêt.

En 1893, il a été nommé professeur de flûte au Conservatoire, où il était déjà, depuis 1875, membre de la Commission d'examen des instruments à vent.

Madier de Monijau (Raoul) (1841), né à Paris.

Elève de Léonard, Massart, Léo Delibes, Jacques Dupuis et Etienne Soubre, ces deux derniers au Conservatoire de Liège.

Après avoir été pendant quatre ans 1" violon à l'Opéra, il dirigea successivement des orchestres de plus en plus importants à la Nouvelle-Orléans, à Anvers, puis à Paris ceux de la Renaissance, de rOpéra-Populaire (Gaieté), et fut enfin nommé chef d'orchestre à l'Opéra en 1880.

Mangin (Edouard) (1839), né à Paris.

Elève de Marmontel, Bazin et Ambr. Thomas, il a été chef d'orchestre et chef du chant au Théâtre- Lyrique de 1862 à 1870; 1" chef d'orchestre du grand théâtre de Lyon de 1871 à 1873; des concerts populaires de Lyon de 1873 ù 1880; fondateur des concerts du Conservatoire de Lyon en 1874; il est chef de chant à l'Opéra depuis 1887, et chef d'orchestre depuis 1893.

On lui doit la fondation du Conservatoire de Lyon, qu'il dirigea de 1872 à 1881 ; de plus, il est actuellement, et depuis 1882, professeur de solfège (pour les chanteuses) au Conservatoire de Paris

Enfin, à T Opéra-Comique, dont l'orchestre, après avoir mérité d 'être considéré comme le plus parfait de Paris, avait vu son prestige notablement amoindri, nous avons un vaillant et consciencieux musicien :

Danbé (Jules) (1840), né à Caen.

Élève de Girard pour le violon et de Bavard pour Tharmonie, il fit ses premières armes comme chef d'orchestre sous la direction de Musard, qui plusieurs fois, lorsqu'il était encore tout jeune, lui avait confié le bâton de commandement.

En 1871, avec un orchestre peu nombreux, mais dont la composition était exquise, il fonda de petits concerts symphoniques qui eurent lieu d'abord à la salle Herz, puis au Grand-Hôtel; en 1876, on le voit chef d'orchestre du Théâtre-Lyrique (Gaieté), et en 1877 il monta au pupitre de l'Opéra -Comique; il a su élever cet orchestre à une hauteur et à une perfection d'exécution jusqu'alors inconnues, même dans ses plus beaux temps.

Depuis 1876, il a comme lieutenant, avec le titre de 2™* chef d'orchestre, M. Henri Vaillard, et depuis cette année- (1895) M. Giannini, avec le titre de 3* chef.

En relisant cette nomenclature, je constate avec regret, mais sans étonnement, qu'elle réunit deux qualités négatives : elle est à la fois longue et incomplète. Il n'en pouvait être autrement; si j'ai voulu d'un côté montrer que l'école française n'avait rien à envier comme vitalité aux écoles étrangères, je n'ai pu, d'autre part, avoir la pensée de donner la liste complète des artistes de valeur, et parmi ceux que je semble avoir oubliés se trouvent de mes meilleurs amis.

Mais cette énumération, malgré ses lacunes, nous a fait pénétrer progressivement jusqu'au cœur de l'école moderne, si bien que, l'histoire de la musique se trouvant ainsi faite par celle des musiciens, nous n'avons plus à définir les tendances actuelles.

Aussi, en ce qui concerne les contemporains absolus, le lecteur voudra bien me permettre une extrême sobriété d'appréciations. Sans cela je craindrais de tomber trop souvent dans de lourdes erreurs, que je serais ensuite le

premier à déplorer. A mon sens, ce n*est que lorsqu'un artiste a terminé sa carrière qu'on peut, en embrassant son œuvre entier, en voyant jusqu'où il a su s'élever, se permettre timidement de lui assigner en quelque sorte un rang dans la hiérarchie musicale. Je craindrais aussi de me laisser entraîner par des considérations de sympathie personnelle, qui m'enlèveraient l'indépendance nécessaire; puis, avant tout, je désire ne pas faire acte de critique, ne me reconnaissant pas qualité pour cela. On ne trouvera donc, à partir d'ici, sauf de rares exceptions, que des noms y des dates, et des faits précis.

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