Voir plus loin Histoire de la musique
2. Les musiciens disent que le comma est la neuvième partie du
ton. Pour les physiciens, c'est le rapport r^L.
531447 Le comma pythagoricien est ëôTTôô*
Lavignac. — La Musique. 4
appeler notes synonymes. Aucun d'eux n'est rigoureusement juste, mais il s*en faut de si peu que l'oreille la plus délicate n'y trouve rien qui la choque *.
Tel est, avec ses défauts et ses qualités, le système de tonalité accepté de nos jours dans les pays les plus avancés en civilisation. On l'appelle tempérament. C'est ainsi que sont accordés les pianos, les orgues, tous les instruments à sons fixes. Les instruments à cordes, les voix, et dans certains cas les instruments à vent, possèdent la faculté de faire différer les notes synonymes.
E. — Rapports des sons simultanés.
intervalles; accords; consonance et dissonance
Nous arrivons aux combinaisons simultanées des sons, aux accords, c'est-à-dire au principe même de la consonance et de la dissonance. Il est facile de prévoir que l'explication s'en trouve dans le phénomène même de la production du son, avec son accompagnement naturel d'harmoniques, et que la clef nous en sera livrée par le monocorde, qui aura été ainsi, du commencement à la fin, l'instrument de nos investigations.
L'idéal de la consonance, ce serait le son rigoureusement pur, dégagé de tout alliage de sons partiels ; de tels sons, nous l'avons déjà dit, n'existent que théoriquement, mais pourtant le diapason, quelques notes de flûte, certains tuyaux d'orgue (dits jeux de flûte), peuvent nous donner l'idée d'un son presque simple. En dehors de cette consonance idéale, tout son est un son complexe ; mais il se rapproche d'autant plus de la pureté théorique
531447 1. La valeur déjà si faible du comma pythagoricien ^,. se
trouve répartie par douzième sur chacune des douze quintes.