GAMME CHROMATIQUE
Ces deux séries, celle par dièses et celle par bémols, nous offrent chacune une succession de quintes absolument justes, de quintes pythagoriciennes S du rapport
3 . , exact -. Si l'on compare entre eux les sons intercalaires Jk
correspondants, au moyen du calcul, on trouve qu'ils diffèrent par la faible quantité appelée comma * , qui approche tellement de la limite d'appréciation des sons, que, tout en reconnaissant mathématiquement son existence, on peut musicalement la considérer comme négligeable. Il existe à ce sujet une singulière divergence entre les musiciens et les physiciens : ces derniers, se basant sur des calculs positifs, veulent absolument que Y ut dièse soit plus bas que le ré bémol, tandis que les musiciens, guidés par leur sens artistique, affirment énergiquement le contraire. Toujours est-il que, par des concessions réciproques, justifiées par la tolérance de l'oreille, on a admis que wr J$ = r^ [? (puis, par extension aux autres sons intercalaires, réft^z mi\^,fa^z=z sol |>, sol j^ z=z la \^, la jfi = si b) , ce qui a constitué la seule vraie gamme chromatique réellement pratique, dite gamme tempérée:
ido^ [ré if ifap; A solJf^f\ la^t^. .
( re^ l mi^ >^,^ { sol)^ ( la \f ( «« P ^^-^
Cette gamme est formée de douze sons espacés symétriquement, parmi lesquels se retrouvent ceux de la gamme diatonique, au nombre de sept, plus cinq autres, qui portent chacun deux noms différents, restés nécessaires au point de vue de l'orthographe musicale, ce qui les a fait