‹ La musique et les musiciensChapitre 59 sur 286 · HARMONIUM · texte numérisé non relu

HARMONIUM

corapagner les chants, ou dans les salons, surtout mélangé avec d'autres instruments, violon, violoncelle, piano.

harpe, etc., il est loin de manquer de charme; on l'emploie souvent aussi au théâtre, incogniiOj dans la coulisse, pour guider, soutenir et même renforcer les chœurs... sans LiivioNAc. — LaMasiqae. 7

accompagnement. C'est donc un instrument utile, pratique, et qu'il est bon de connaître.

Le clavier de l'harmonium n'a que cinq octaves :

; mais (et c'est même en cela que consiste

sa plus proche similitude avec l'orgue) chaque touche commande, au moyen de registres, non seulement à des jeux faisant entendre la note écrite (comme des 8 pieds d'orgue), mais à d'autres jeux plus graves ou plus aigus d'une octave (comme les 16 pieds et les 4 pieds), ce qui fait qu'un seul doigt peut produire à volonté , sans changer de touche, soit un, soit deux, soit trois sons, en

rapport d'octave ou de 15* : ^ «

Il n

Les accords se trouvent multipliés, renforcés et redoublés de la même manière JL \\ 11 ]\ \\ = ce qui

produit, joint à la continuité du son, une petite illusion d'orgue dans un local peu spacieux.

Le principe sonore de l'harmonium est Vanche libre, sans adjonction de tuyau*. Il semble donc que le timbre devrait être toujours à peu près le même; l'habileté des facteurs est parvenue à créer, par des dispositions ingénieuses, des jeux présentant des variétés assez appréciables.

Chaque jeu est divisé en deux demi-jeux; il a un registre pour la partie aiguë du clavier et un autre pour la partie grave, ce qui permet d'employer une combinaison de jeux pour la main droite et une autre pour la main gaula Voir page 93 la différence avec les jeux d'anches de l'orgue.

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